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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 107, septembre-octobre 2016 > Alstom, SFR, Latécoère, Arkema... tous ensemble contre les licencieurs

Alstom, SFR, Latécoère, Arkema... tous ensemble contre les licencieurs

Comment, dans l’affaire Alstom, l’État a cédé près d’un milliard de cash à Bouygues

Mis en ligne le 5 octobre 2016 Convergences Entreprises

En 2014, Arnaud Montebourg annonce l’entrée de l’État au capital d’Alstom. Le premier actionnaire du groupe était Bouygues, qui avait racheté en 2006 la part de l’État que Sarkozy avait prise en 2004. Mais, problème pour Montebourg : Bouygues ne souhaitait pas revendre ses parts, et il n’était pas question de lui forcer la main.

Après des négociations, Bouygues et l’État ont trouvé un compromis.

Tout d’abord, Bouygues garderait ses actions jusqu’à la finalisation de la vente d’Alstom énergie à General Electric et l’opération de rachats d’actions qui a suivi cette vente. Ce qui a eu lieu en janvier 2016 : dans cette opération Alstom a versé 3,2 milliards, une partie du résultat de la vente de Alstom à GE, aux actionnaires. Bouygues a ainsi encaissé 996 millions d’euros en restituant à Alstom un paquet d’actions à raison de 35 € pièce, bien au-dessus du cours.

À la suite de cette distribution de cash dont il bénéficiait, Bouygues prêterait des actions représentant 20 % du capital d’Alstom à l’État, ce qui s’est fait en février 2016. Pendant la durée de ce prêt (20 mois), l’État aurait la possibilité de racheter définitivement cette part, dans le cas où le cours de la Bourse monterait à 35 € (il est actuellement à 24 € environ), Bouygues n’étant pas disposé à les céder à moins cher.

À la fin de la période de prêt, fin 2017, l’État aura la possibilité d’acheter à Bouygues 15 % du capital d’Alstom au prix du marché, les 5 % restant étant soit restitués à Bouygues soit achetés au prix fort de 35 €. Si cela ne se fait pas, Bouygues récupérera toutes ses actions. De plus, si des dividendes étaient versés pendant la période où l’État dispose d’actions empruntées à Bouygues, l’État s’est engagé à les reverser à Bouygues.

Enfin, l’État et Bouygues se sont engagés pour les 10 ans à venir à soutenir la présence d’un représentant de Bouygues et de deux représentants de l’État au Conseil d’administration d’Alstom.

Du cash et une promesse d’achat avantageuse, merci monsieur le ministre du redressement productif.

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Numéro 107, septembre-octobre 2016

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