Le « volontariat » forcé à PSA Poissy
Mis en ligne le 8 février 2018 Convergences Entreprises
Dans les usines, à PSA Poissy notamment, les attaques se multiplient. Périodes de congés payés fractionnés et positionnés lors de différentes semaines de chômage technique, travail imposé pendant les pauses (overtime), changement d’horaire (1 h 35 en plus à l’usine par semaine gratuitement à partir du 19 mars). S’y ajoutent des suppressions de lignes de car. Le 16 mars sera arrêtée l’équipe de nuit (environ 700 salariés), puis probablement recréée en mai, mais avec un temps partiel à 28 h 30 (c’est-à-dire avec moins 400 euros sur la fiche de paie), ailleurs ce sont des suppressions de postes tous azimuts, des pressions pour muter ou rétrograder les ouvriers, par exemple sur les caristes pour qu’ils aillent travailler à la chaîne, la menace d’envoyer les ouvriers de ligne de moins de 45 ans de la Peinture au Montage (où les conditions de travail sont plus dures). Pressions aussi sur des mécaniciens pour qu’ils deviennent des ouvriers professionnels de fabrication, ou projet de purge parmi les conducteurs d’installations au moyen d’un examen.
Des réunions sur les temps de pause ont été organisées par la CGT pour des prises de parole et discuter comment se défendre. Mais la politique de la direction réussit à dégoûter des centaines d’ouvriers et à les pousser vers la sortie. Un « volontariat » contraint et forcé qui constitue le quotidien de milliers de salariés.
L. B.
Mots-clés : PSA


