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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 117, janvier-février 2018 > DOSSIER : Le harcèlement des migrants, ça suffit !

DOSSIER : Le harcèlement des migrants, ça suffit !

Acharnement

Mis en ligne le 8 février 2018 Convergences Société

Contrairement aux déclarations de Macron, venir d’une zone de conflits – ici, la région de Kirkouk dans le Kurdistan irakien – ne permet pas de bénéficier du droit d’asile. Farhad est arrivé en France en 2015, passé par Calais puis par un centre d’accueil et d’orientation (CAO) en Limousin. Il se voit refuser le statut de réfugié car les documents prouvant sa domiciliation ne sont pas arrivés dans les délais – les obtenir a été toute une histoire. Mais une fois parvenus, la préfecture refuse tout réexamen de sa situation.

Il trouve néanmoins du travail chez un entrepreneur de travaux sylvicoles, un secteur qui connaît de grosses difficultés de recrutement dans le Limousin. Mais le titre de séjour avec promesse d’embauche lui est refusé et il reçoit une OQTF (obligation de quitter le territoire français) en octobre 2016.

Après des courriers explicatifs à la Préfecture – faute d’avoir réussi à obtenir un rendez-vous… –, ses employeurs décident de l’embaucher, avec déclaration à la MSA (Mutuelle sociale agricole) et cotisations sociales. En 2017, Farhad essuie un nouveau refus de titre de séjour. Il reste sous le coup d’une OQTF, assigné à résidence sur la commune avec obligation de pointer à la gendarmerie. Ses employeurs sont quant à eux accusés d’employer un sans-papier ! C’est alors qu’une mobilisation s’organise pour dénoncer cet acharnement [1].

Alors qu’il n’a jamais tenté de se soustraire au contrôle, alors que le ministère de l’Intérieur a demandé d’annuler tous les retours vers l’Irak en guerre, la préfecture de la Creuse en rajoute une couche. Elle prétend l’obliger à pointer tous les jours à la gendarmerie à 14 heures précises. Une injonction intenable quand on travaille au fond des bois…

Finalement, entouré de ses soutiens, Farhad porte l’affaire devant le Tribunal Administratif de Limoges… et obtient pour une fois gain de cause ! Le contrôle quotidien que voulait imposer la préfecture est annulé. Mais tout reste encore à faire pour que Farhad puisse vivre et travailler ici…

Élise MOUTIER


[1https://www.change.org/p/annulez-votre-d%C3%A9cision-d-expulser-farhad-accordez-lui-un-titre-de-s%C3%A9jour

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Numéro 117, janvier-février 2018

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