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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 115, novembre 2017 > DOSSIER : Catalogne

DOSSIER : Catalogne

Le Statut de 2006

Mis en ligne le 7 novembre 2017 Convergences Monde

En 2004, le gouvernement de Madrid revint aux mains du PSOE avec Zapatero. S’ouvrit alors la négociation d’un nouveau Statut d’autonomie de la Catalogne.

Après un marathon de négociations, un texte fut adopté par le Parlement catalan et par le Parlement espagnol (les deux étaient alors dirigés par la gauche). Il fut ratifié par un référendum en Catalogne en 2006. La population regardait ces tractations au sommet d’assez loin… l’abstention dépassa les 50 %. Il y eut 80 % de oui et 20 % de non (deux camps appelaient à voter non pour des raisons opposées : la droite espagnole du PP et les partis indépendantistes catalans).

Le PP avait mené une campagne virulente contre ce nouveau statut, et pas uniquement en Catalogne.

Il accusait le gouvernement de Zapatero de jouer le jeu des Catalans qui en demandent toujours plus, et faisait des campagnes de pétitions contre le statut catalan dans toute l’Espagne, à un moment où avaient été lancées des campagnes de boycott des produits catalans par des milieux nationalistes espagnols. En fait, le PP cherchait alors à remobiliser sa base la plus réactionnaire, comme il le faisait sur d’autres sujets (la complaisance supposée de Zapatero avec ETA, le mariage homosexuel, le droit à l’avortement, etc.).

Rebondissement en 2010 : le Tribunal constitutionnel donnait raison à une partie des requêtes judiciaires du PP contre ce statut, et en invalidait plusieurs articles.

La décision eut une répercussion importante : on avait négocié longuement, à Barcelone, à Madrid, on avait voté ce texte dans les assemblées, organisé un référendum ; tout cela pour que, quatre ans après, une poignée de juges décrètent que tout cela est anticonstitutionnel, à la demande d’un parti marginal en Catalogne ? De quoi donner des arguments aux indépendantistes qui avaient beau jeu d’expliquer que négocier avec Madrid était un jeu de dupes.

Quelques jours plus tard, une gigantesque manifestation se tenait à Barcelone derrière le mot d’ordre « Nous sommes une nation. Nous décidons », avec peut-être un million de personnes. Y participaient aussi bien les partis nationalistes que la gauche qui contrôlait encore la Généralité. Quelques mois plus tard, se constituait l’Assemblée nationale catalane (l’ANC). D’autres démonstrations de force du catalanisme suivirent avec des mots d’ordre de plus en plus ouvertement indépendantistes.

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Numéro 115, novembre 2017

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