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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 115, novembre 2017

La belle et la meute

film de Kaouther Ben Hania

Mis en ligne le 7 novembre 2017 Convergences Culture

Mariam, une jeune Tunisienne, est victime d’un viol en marge d’une soirée étudiante. Soutenue au départ par Youssef, un militant, elle se heurte rapidement à ce constat : parce que ses bourreaux sont du côté de la police, elle va devoir se mettre en danger pour obtenir justice.

La réalisatrice Kaouther Ben Hania tourne de longs plans-séquences tout en nous épargnant les aspects les plus glauques, notamment en posant une ellipse sur le viol proprement dit. Si le scénario modifie sensiblement le récit que Meriem Ben Mohamed a livré de son propre viol (« Coupable d’avoir été violée », paru chez Lafon en avril 2013), sa base n’en reste pas moins une histoire vraie.

Plus qu’une œuvre sur la condition féminine en Tunisie, le film s’attaque au viol et aux violences policières couvertes par les politiques sécuritaires partout dans le monde. Ici comme là-bas, même si c’est sur des modes différents, les victimes sont encore trop souvent considérées comme responsables de ce qui leur est infligé. Un des grands mérites du film est d’ailleurs de montrer une galerie de personnages secondaires (une infirmière bigote, un flic écœuré par ses collègues, une femme officier de police...) secoués par ce qu’a subi Mariam, et plus encore par sa détermination à se battre, oscillant entre pitié, mépris et admiration : des réactions qu’on imagine très bien ici.

M. P.

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Numéro 115, novembre 2017