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Un livre, deux films

Taxi Sofia

de Stephan Komandarev

Mis en ligne le 7 novembre 2017 Convergences Culture

Taxi Sofia

de Stephan Komandarev


« L’idée de ce long métrage est née sur la banquette arrière d’un taxi, un jour glacial de janvier 2015. Le chauffeur me racontait que les taxis de Sofia étaient quelque chose comme les services sociaux de Bulgarie : quand les gens avaient perdu un emploi, la première chose qu’ils essayaient c’était de devenir chauffeur », explique le réalisateur. [1]

Misho n’a pas encore perdu son emploi. Il négocie un prêt pour relancer sa petite entreprise. Le taxi, c’est pour joindre les deux bouts en attendant. Mais Misho a le tort de refuser de payer un bakchich à son banquier, qui ordonne la saisie de sa boîte… Misho le descend, puis se suicide. On suit alors, la nuit suivante, les périples entremêlés de cinq chauffeurs et chauffeuses de taxi de Sofia, reliés à Misho par l’émission que la radio consacre à son histoire. C’est l’occasion d’une plongée dans l’envers du décor de la capitale bulgare, entre candidats au suicide, étudiants ivres et chiens abandonnés. « Pourquoi les Bulgares sont-ils optimistes ? » demande un chauffeur à sa cliente. « Parce que les réalistes et les pessimistes sont déjà partis », comme un tiers de la population, veut-il croire. Taxi Sofia aide à comprendre les récentes manifestations contre le gouvernement corrompu… et toujours en place. M.P.


[1Dans le dossier de presse du Groupement national des cinémas de recherche, diffusé dans des cinémas d’art et essai.

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Numéro 115, novembre 2017

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