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CHU Nantes

L’Antidote Anticapitaliste n°7

11 Janvier 2021

30 janvier 2021 Brèves d’entreprise

Un scénario déjà trop connu

Les vœux de Macron ou les dernières annonces de Castex ont un air de déjà vu. Le premier prépare sa campagne présidentielle, il semblait presque nous souhaiter une bonne année 2022. Jeudi soir, le second a encore brassé du vide rempli de demi-mesures, imprécises et obscures. Un point commun les unit : l’envie de nous cacher, sans succès, un énorme accident logistique et sanitaire et une impréparation lamentable. Les mêmes qui accusent les jeunes irresponsables font preuve d’un manque cruel d’anticipation et viennent chaque fois annoncer au dernier moment des mesures autoritaires en nous grondant comme de vilains enfants.

Le fric c’est chic

Personne n’est dupe de tout ce cinéma. Les choix politiques qui ont mené à cette combinaison improbable de mauvais choix et d’absences de décisions ont la couleur de l’argent. D’un côté, un gâchis terrible. Pour préparer la logistique de la vaccination, le gouvernement a embauché à prix d’or des cabinets privés de consulting. Pour assurer l’élaboration des vaccins, sa recette est simple : l’argent public sera fourni aux grands groupes pharmaceutiques privés pour qu’ils vendent au public leurs licences privées. Investissements publics, profits privés, il fallait y penser. Avec des recettes comme ça, le capitalisme c’est facile. De l’autre côté, un terrible manque de moyens et de personnels organisé depuis des années et auquel ils s’accrochent. Faudrait pas que ces messieurs aient moins d’argent à filer aux patrons !

Les vaccins… le choc

Alors pas étonnant que ces petits génies, après avoir raté l’étape des masques, soient en train de louper celle des vaccins. Au point de faire douter nombre d’entre nous, qui savons pourtant que des mesures collectives sont nécessaires et que le principe de la vaccination est un acquis pour une grande majorité des personnels soignants. Le climat d’insécurité général que produit leur incurie n’est pas étranger à la défiance, la colère et la morosité que nous ressentons tous.

Nous faire entendre

Face à cette crise sanitaire mondiale, il y aurait bien une autre façon de conjurer le problème. Que les chercheurs aient en main la gestion de la recherche plutôt que la Big Pharma. Que les travailleurs de la santé assurent eux-mêmes la logistique nécessaire pour une campagne de vaccination sûre avec des produits vérifiés. Voilà des décisions bien plus justes, rationnelles et efficaces. Parce que nos vies valent plus que leurs profits, il est vital d’imposer nos choix de société contre les leurs ! Par où commencer ? En demandant plus de lits et de personnels. En obtenant par la lutte le contrôle et la transparence des choix des politiques de santé. En interdisant les licences privées des médicaments et traitements utiles : ce sont des biens communs, nous leur arracherons des mains.


#Biirhopital : Au Sénégal, le cri de colère des étudiants en médecine

Le mouvement s’est lancé suite à l’affaire Sadio Ousmane Diédhiou, étudiant en stage à Saraya, qui souffre d’une aplasie médullaire et a besoin d’un traitement qui s’élève à 280 millions de francs CFA. Près de 450 étudiants-stagiaires en médecine déployés dans les hôpitaux à Dakar lèvent la voix pour dénoncer les conditions de travail. Ses camarades ont déjà lancé une caisse de solidarité pour financer ses soins. Les étudiants n’ont droit à aucune vaccination, ni la moindre prise en charge en cas de problème de santé. « Est-ce normal que tout soit à nos propres frais allant du matériel (tenue, stéthoscope, tensiomètre), au transport ? » s’indigne un jeune médecin sur les réseaux. Les stagiaires, bien qu’essentiels au fonctionnement des hôpitaux, ne bénéficient d’aucune rémunération. Ils se déclarent prêts à entamer une grève pour imposer de nouvelles conditions d’études et de travail. De quoi donner des idées aux travailleurs de la santé par-delà les frontières.


Macron paie ses primes en applaudissements

Les vœux présidentiels ont été l’occasion pour Macron de rappeler son soutien indéfectible aux premiers de corvée lors de la première vague Covid. Malgré la promesse de la prime de 1000 euros pour ces travailleurs, Jean-Luc Samos, éboueur en Guyane, s’indignait au micro de France tv : « J’estime que mon équipe et moi, on devrait avoir ces primes-là. Je ne pense pas que ce soit une montagne pour vous ! » Comme nombre de travailleurs de la santé et autres travailleurs en première ligne, lui et ses collègues n’ont toujours pas vu la couleur du chèque. Et ils comptent bien dénoncer la bénédiction hypocrite du gouvernement.


Des économies budgétaires criminelles

Alors que la pandémie bat son plein, le projet de fusion entre les hôpitaux parisiens de Bichat et Beaujon sur un nouveau centre à Saint-Ouen (93) se poursuit. Il y a quelques semaines, Olivier Véran promettait en vain de sortir du « dogme » des réductions des capacités des établissements hospitaliers. En plus de continuer de développer « l’ambulatoire », c’est-à-dire le raccourcissement des séjours en hospitalisation, ce ne sont pas moins de 300 lits supprimés par cette fusion. Le projet fixe même pour objectif, un taux d’occupation des lits de 95 %. De quoi affronter des épidémies sereinement ? En réalité, il n’est pas question pour le gouvernement de sortir d’une logique de rentabilité pour l’hôpital public.


Trump incite ses partisans à prendre d’assaut le Capitole

Le 6 janvier, à l’appel de Trump, des centaines de ses partisans de Trump entraient dans le bâtiment du Congrès à Washington après avoir réussi à bousculer le cordon policier. Les forces de l’ordre ont dû ouvrir le feu, faisant ainsi plusieurs morts. Leur sang est en partie sur les mains de Trump et les représentants républicains qui les ont enragés en jouant sur leurs craintes. Parmi les milliers de partisans venus de tout le pays, certains étaient des bandes armées, émules du Ku Klux Klan, des néo-nazis et des suprématistes blancs. Mais d’autres étaient des laissés-pour-compte simplement là parce qu’ils ont avalé les mensonges de Trump contre sa défaite électorale et qu’ils s’opposaient à un monde qui ne leur a apporté que de la souffrance. Cet épisode dramatique est un avertissement : la part fascisante et réactionnaire de ce milieu ne va pas disparaître avec Trump, ni le terreau qui la fait naître, à savoir les crises du capitalisme. Alors à quand l’insurrection contre le capital ?


Non aux licenciements !

Dernièrement, le groupe Michelin, au top 100 des plus grandes fortunes françaises, a décidé de supprimer 2 300 emplois en France d’ici 2024 au nom d’un plan de « simplification et de compétitivité ». Pourtant, ces dix dernières années, les dividendes distribués aux actionnaires ont été multipliés par trois. Loin d’un cas isolé, c’est une vague de licenciement qui s’abat sur les travailleurs partout en France dans le seul but de maintenir leurs profits. Emparons-nous de l’appel à manifester et faire grève contre les licenciements le jeudi 4 février !


La détresse des étudiants en médecine

La semaine dernière était lancée le hashtag #MentalbreakUp par des étudiants en médecine de l’Université de Paris. Epuisés, ils protestaient contre la surcharge de travail et des emplois du temps qui s’ajoute au stress des hôpitaux pendant leurs stages et l’isolement des cours en distanciel. Si leur colère se dirigeait aussi contre l’opération folle de fusion des universités Paris-Descartes et Paris-Diderot et contre la grande désorganisation associée, ce manque de moyens dans les universités fait des ravages partout. Pris en étau entre l’économie budgétaire dans les hôpitaux et dans les universités, seul l’éclatement d’une colère collective fera reculer cette détresse psychologique.


Appel au rassemblement Loi Sécurité Globale le 16 janvier

Face à la surveillance de masse et à la brutalité policière, nous, les jeunes, les travailleurs et les victimes des plans sociaux, saisissons-nous de la prochaine date de mobilisation pour exprimer notre colère et faire reculer cette ordre de la matraque.

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