Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Accueil > Bulletins d’entreprise > Hôpitaux > CHU Nantes > 2022 > janvier > 13

CHU Nantes

L’Antidote Anticapitaliste n°29

12 janvier 2022

13 janvier 2022 Brèves d’entreprise

Au travail … Quoi qu’il en coûte !

En plein pic de la cinquième vague et après avoir licencié les travailleurs et travailleuses de la santé qui ne présentaient pas un schéma vaccinal complet, le gouvernement et l’ARS recommandent désormais que les soignants peu (ou a)symptomatiques positifs au Covid 19 continuent à travailler. Histoire de faciliter des clusters dans les services et d’exposer encore plus les patients ? Cette mesure montre une fois de plus leur mépris pour notre santé.


Ils désorganisent notre formation, organisons-nous !

Depuis le début de l’année scolaire, les étudiants en IFSI subissent une cacophonie générale où rien n’a de sens. A l’IFSI du CHU de Nantes, les cours en distanciel et présentiel changent de manière intempestive et incohérente : alors que la courbe des cas positifs au Covid 19 est au plus haut et que les étudiants demandent du distanciel, fatigués du mode hybride qui change sans prévenir, c’est le présentiel qui est imposé en période de partiels. À l’IFSI de Brest, les 1A ont fait leur rentrée dans des locaux désaffectés et insalubres, avec seulement deux toilettes pour une centaine d’ESI, et le plafond qui leur tombe dessus. La direction le justifie par le manque de place dans les locaux. Face à leur pédagogie budgétaire, il va falloir les forcer à respecter nos conditions d’études.


Forfait à 19,61 euros : chez Orange ou SFR ? Aux Urgences !

Depuis le 1er janvier, un « forfait patient urgence » a fait son apparition aux urgences. Pour tout passage aux urgences non suivi d’hospitalisation (14 millions de pers./ an), on passe à la caisse : 19.61 euros. Les patients ayant une bonne mutuelle seront remboursés, mais pour les 4% restants, c’est à leur charge. Rendre toujours plus compliqué l’accès aux soins pour les pauvres, histoire qu’ils hésitent à venir aux urgences même s’ils n’ont aucune autre solution, en voilà une politique sanitaire ! Les urgences ne sont pas engorgées par des pauvres mais étranglées par le manque de personnel. Des embauches partout, à l’hôpital comme pour la médecine de proximité.


Manifestation du 11 janvier : un pas de plus vers la convergence ?

Ce mardi 11 janvier, une nouvelle mobilisation nationale dans la santé et le médico-social a permis aux équipes présentes de se faire entendre et de rediscuter de leurs conditions de travail et des possibilités de s’organiser pour avoir plus de moyens. A Nantes, un millier de manifestants, avec notamment un super cortège des manip’ radio du CHU. Et si c’était le moment de relancer la mobilisation en radio lancée en 2018-2019 et de tous nous entraîner la prochaine fois dans la rue au même moment ?


L’hôpital implose et le pass devient vaccinal...

Le pass sanitaire devient pass vaccinal… Le parlement a approuvé ce virage toujours plus répressif et cette politique de « l’emmerdement » visant à nous diviser. Ils ferment des lits et disent que les non-vaccinés occupent trop de lits… De notre côté, on n’est pas dupe de ce jeu de diversion. Notre épuisement n’a qu’une seule origine : leur politique consciente et réfléchie d’« hostérité ». A nous de les emmerder maintenant.


Féminicides : l’année commence mal

Depuis le début de l’année 2022, déjà six femmes sont mortes sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon. Dernières en date, une femme et sa fille de deux ans tuées par le mari. Encastrées dans une société d’oppressions, d’inégalités et de misère, ces violences sont structurelles et insupportables. Face à cela, il n’y a rien à attendre d’un gouvernement qui, derrière ses belles promesses, diminue les aides pour la protection des femmes et restreint toujours les places dans les centres d’hébergement. Imposons des vraies mesures concrètes, il y a urgence !


Leurs mensonges, notre réalité

Des chiffres complètement ahurissants ont circulé dans les médias concernant les grilles salariales des soignants avant et après Ségur. D’après CNews, les IDE toucheraient 1656€ net par mois en début de carrière avant le Ségur et 2253€ après le Ségur, et pour les AS en Ehpad 1677€ net avant le Ségur et 1895€ après… De quoi nous faire rire bien jaune avant tout comme après le Ségur ! Car la réalité du Ségur est tout autre : 4€ bruts de plus pour les IDE du 8e échelon au 1er grade, 13€ bruts pour ceux du 5e échelon du 2e grade, 18€ pour un aide-soignant 7e échelon « classe supérieure ». A nous de faire en sorte que les fake news de CNews deviennent vite une réalité. Et pas un salaire en dessous de 2000 euros.

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article