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CHU Nantes

L’Antidote Anticapitaliste n°32

23 février 2021

23 février 2022 Brèves d’entreprise

La lutte du médico-social commence à payer !

Après des mois de mobilisations déterminées et de grèves du social et du médico-social, le Ségur de la Santé vient d’être étendu à 200 000 travailleurs du médico-social. La lutte paie ! L’occasion de donner envie à celles et ceux toujours exclus de ces augmentations -comme les agents d’entretien des structures concernées- d’exiger la même chose ? L’occasion qu’on prenne confiance en nous et qu’on demande des augmentations bien plus conséquentes ? De l’argent, il y en a, à nous de venir le chercher.


« Merde, j’ai pas le Covid ! »

Tandis que les conditions de travail de plus en plus rudes nous fatiguent, certains d’entre nous, autant dans les EHPAD que dans les CHU, en viennent à espérer attraper le Covid pour pouvoir enfin bénéficier des 7 jours d’arrêts maladie ! On en est réduit à cette absurdité, ça ne peut pas continuer comme ça. Le repos est un besoin que nous devons imposer. Ayons confiance dans notre force collective !


La crise des petites cuillères

Dans les services de gériatrie au CHRU de Brest, les agents nourrissent les personnes âgées au manche des grandes cuillères car c’est la pénurie de petites cuillères... Non, non, nous ne rêvons pas ! Après plusieurs alertes, la direction continue de bloquer les commandes ! C’est la CGT qui a été obligée d’acheter elle-même 200 petites cuillères… Le gouvernement qui se disait consterné suite au scandale d’Orpéa reproduit les mêmes scandales à l’hôpital public. Non mais on va où là ?


Le travail des ESI cet été à Brest : un Summer Camp de rêve ?

La formation des AS est passée à 11 mois, ce qui signifie qu’ils finiront en août leur formation. Impossible de les recruter pour les vacances d’été, le service de recrutement du CHU de Brest s’inquiète et demande aux élèves infirmiers de 1A et 2A de servir de bouche-trous cet été. Mais à quel prix ? Sur les rotules sûrement et mal payés. Ils nous font miroiter qu’on aurait le droit de choisir nos week-ends, ainsi que les services et les jours travaillés. « Il faut allécher les 1A et les 2A de l’IFSI de Brest pour qu’ils viennent cet été » voilà ce que dit la direction aux employés qui s’inquiètent de la pénurie de personnel. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Qu’ils augmentent vraiment les salaires et les embauches de tous plutôt que de faire de la lèche auprès d’étudiants infirmiers.


Positif ? Un masque et au lit !

Dans le service de rhumatologie du CHU de Brest, afin de limiter les contaminations des personnes en chambre double, on ne déplace plus les patients Covid dans une autre : faute de place, les personnes atteintes du Covid portent leurs masque 24/24 ! Et oui, même durant leur sommeil, paraîtrait que les patients ont « un devoir de citoyenneté et de protection » envers la personne partageant la même chambre qu’eux ! Le délire n’en finit pas.


Philippe Poutou doit en être !

Libération le révèle : « en macronie on ne souhaite pas voir Philippe Poutou mitrailler le chef de l’État comme il avait attaqué Fillon [et Le Pen] lors des débats en 2017. » Macron a peur que le candidat ouvrier dénonce les économies criminelles sur la santé, le saccage à venir des retraites, la démagogie anti-migrants au service des profits des licencieurs ? Réponse de Philippe : « En tout cas on sera là, même si ça dérange qu’on vienne bousculer le train-train de la présidentielle. On en appelle aux maires pour qu’ils nous parrainent : c’est la condition pour qu’on puisse faire entendre tout ça face à ceux qui voudraient qu’on se taise. »


La crise de l’hôpital est devant nous, nos grèves aussi !

Deux ans de pandémie, une gestion calamiteuse de la crise sanitaire 5 vagues plus tard, on ne compte plus le nombre de démissions, d’arrêts-maladies, de burn-outs et de suspensions dues au passe-vaccinal. La situation semble souvent pire qu’en 2019, quand rien n’allait déjà plus. Les services continuent de fermer les uns après les autres et on souffre encore plus du sous-effectif et du sous-financement de l’hôpital. Mais il est impossible de laisser tomber et d’abandonner nos postes. Il est urgent et vital pour toutes et tous de réagir et de constater qu’on peut se battre pour une vraie amélioration de nos conditions de travail.

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