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CHU Nantes

L’Antidote Anticapitaliste n°13

15 mars 2021

Derrière la pandémie : les enjeux écologiques et l’irresponsabilité des capitalistes

La destruction de l’environnement par une minorité capitaliste avec la complicité des États dans le seul but de réaliser du profit est une des causes de l’apparition de la pandémie. Un an après le début de la crise sanitaire, revenons sur les raisons écologiques de l’apparition de ce virus qui a ébranlé le monde.

La prolifération des maladies

De nombreuses études scientifiques faisaient le constat de centaines d’apparitions de maladies infectieuses depuis la seconde guerre mondiale. La grande majorité de ces maladies étaient causées par des pathogènes issus du monde sauvage. L’apparition de ces maladies se fait à un rythme encore jamais observé et 75 % d’entre elles tirent leur origine du monde sauvage d’après les estimations les plus plus basses. Pourquoi une telle prolifération ? Et comment s’opère le passage du monde sauvage au monde humain ?

La zoonose

Ce terme désigne la transmission d’un pathogène de l’animal à l’humain. Pour arriver jusqu’aux êtres humains, le pathogène effectue des sauts d’espèces. Dans le cas du Covid 19, il est fort probable que le virus ait trouvé refuge chez les chauves-souris et qu’ensuite, elles l’ont transmis à d’autres espèces animales, servant ainsi de passerelles jusqu’aux êtres humains. Pourtant, face aux phénomènes zoonotiques, la biodiversité nous protège : plus il y a d’espèces entre l’humanité et le pathogène, et plus il y a alors de barrières avant que celui-ci n’arrive jusqu’à nous. Pourquoi la biodiversité n’a-t-elle pas pu jouer son rôle dans le cas du coronavirus ?

La déforestation : un risque pandémique

La biodiversité de notre planète se trouve en grande partie dans les forêts tropicales. Or, ces forêts et leur biodiversité sont détruites par des activités capitalistiques à des fins commerciales et industrielles, réduisant ainsi la frontière entre le monde sauvage et le monde humain. Aujourd’hui, 90 % de la surface boisée mondiale se trouve à moins de 1 000 mètres d’une lisière, et certaines espèces sont contraintes de se déplacer toujours plus proches des habitats humains et de leurs bétails, renforçant ainsi les risques de débordement zoonotique. D’autant plus que le réchauffement climatique augmente le risque pandémique en participant à la disparition et à la migration d’espèces, alors même que la déforestation est tenue responsable de 20 % des émissions de CO2. Les forêts nous protègent et stockent le CO2, les capitalistes les rasent.

Le capitalisme détruit la nature

Les grandes entreprises organisent et régissent la production et l’économie mondiale, à ce titre, elles saccagent l’environnement, pillent les ressources, polluent et déforestent massivement. Pourquoi ? Car elles sont aveuglées par la soif avide du profit. Tous leurs privilèges et leur pouvoir reposent sur cette recherche de profit. Pour les en empêcher, il faudra bien, non pas leur demander d’arrêter, on ne demande pas à un pyromane d’éteindre son incendie, mais de les mettre hors d’état de nuire en leur ôtant les reines de l’économie par l’expropriation pour décider collectivement de ce que nous produisons et consommons. Crise sanitaire, crise écologique : même combat, prenons sur les profits pour défendre l’environnement et notre santé !


Une belle journée de grève pour les livreurs nantais : de la « nuisance sonore » au collectif de grève

À Nantes, c’est l’entrée en vigueur de l’interdiction du centre-ville par la mairie (PS, EELV, PCF) aux scooters thermiques, outil de travail principal des livreurs, qui a mis le feu aux poudres lundi 8 mars et amorcé un mouvement de grève d’une centaine de livreurs. Après une première journée de grève lundi et une pluie d’amendes et de harcèlement policier toute la semaine, ils se décident pour convaincre les collègues au Mac Do principal de la ville de cesser le travail. Ce vendredi 12 mars, une centaine de livreurs se sont mobilisés pour convaincre les collègues de cesser le travail et les restaurateurs de fermer tablettes de livraison. L’arrêté municipal est la goutte-d’eau qui fait déborder un vase rempli d’amendes, de sueur et d’épuisement. C’est réussi, deux Mac Do et une trentaine de restaurateurs le soir ferment la prise de commande et de nouveaux livreurs se joignent à la bagarre. En scandant leur colère, les livreurs ont reçu le soutien unanime des riverains, des restaurateurs et des intermittents du spectacle qui occupaient le théâtre Graslin. De quoi leur donner confiance pour la suite, contre les plateformes et contre la mairie.


« Les applaudissements ne paient pas nos factures » : les infirmières britanniques menacent de faire grève pour des augmentations de salaire !

Le gouvernement compte ne les augmenter que de 1 % cette année, soit moins que l’inflation, alors même que là-bas comme ici les travailleurs de l’hôpital sont épuisés et en sous-effectif chronique. La nouvelle a été reçue « comme une gifle » et ils revendiquent une hausse de salaire de 15 %. Sûr qu’il y a de quoi être énervé vu les propos de la secrétaire d’État à la santé : « Être infirmière, c’est une passion, les gens ne font pas ça pour l’argent »… !


Castex et les cache-sexes

« Un soignant sur trois est aujourd’hui vacciné, ce n’est pas normal » disait Castex jeudi 4 mars, détournant la lenteur de la vaccination sur la méfiance réelle ou supposée des soignants par rapport aux vaccins. Les soignants responsables, vraiment ? La campagne de vaccination patine, en dépit du petit coup de publicité de ce weekend, parce que le gouvernement refuse de contraindre les laboratoires pharmaceutiques à accélérer la production ! Ce qui n’est pas normal, c’est que la pénurie de vaccins empêchait les soignants, il y a encore quinze jours, de se faire vacciner massivement. Cela fait plus d’un an qu’aurait pu être anticipée la mise en place logistique de cette campagne, la production et la livraison suffisantes de vaccins auprès de tous les soignants pouvant effectuer l’injection.


#PayeTonVaccin

Pendant que le gouvernement stigmatise les soignants, en insinuant l’idée qu’ils seraient responsables de la lenteur de l’épidémie de par leur méfiance à l’égard de la vaccination, un grand nombre des collègues vaccinés à l’AstraZeneca ont connu un grand coup de fatigue dans les heures qui ont suivi (parfois pendant 36heures !). « C’est normal » nous dit-on après l’injection. On croit rêver mais dans ce cas-là, le jour de carence continue de s’appliquer : au boulot ! Et pour ceux qui resteraient chez eux après le contre-coup : zéro indemnité. Médaille du mépris.

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