Recommandations
Mis en ligne le 29 septembre 2022 Convergences
Articles que vous pourrez retrouver en version intégrale sur notre site
Situation sociale
Transport : face à la pénurie organisée des patrons, nos solutions de travailleurs !
16 septembre 2022
Chaque jour, la SNCF supprime des milliers de trains faute de conducteurs, et la fréquence des bus baisse (parfois beaucoup) comme à Paris. À la SNCF, il manquerait cette année 1 200 conducteurs sur l’ensemble du territoire. Et la situation est semblable dans les bus. Depuis des années, le sous-effectif est entretenu pour étendre les durées de travail au maximum de ce que permet la réglementation, évitant ainsi d’embaucher. Les conditions de travail se dégradent. Début septembre, des grèves ont éclaté dans les transports urbains de plusieurs villes sur les mêmes bases : contre les salaires insuffisants et le sous-effectif. Leurs revendications sont celles de tous les travailleurs du secteur. (Article publié dans l’Anticapitaliste no 628)
12 septembre 2022
Les conducteurs de bus lyonnais ont fait grève vendredi 9 septembre en réaction aux conditions d’attribution d’une prime, et surtout pour une véritable augmentation de salaire. Une grève qui vient de la base. Héritage d’une précédente grève en septembre 2021, les travailleurs demandent 200 euros net de plus sur le salaire mensuel. Une dizaine de réseaux urbains sont touchés en ce moment par des luttes de conducteurs, avec les mêmes problèmes que les Lyonnais. Des prises de contact entre conducteurs en lutte des différents réseaux, première étape d’une coordination des grévistes dans le cadre d’un mouvement d’ensemble du transport, serait à même de faire reculer un patronat qui est, lui, très organisé.
Uber évince ses indésirables dans le silence
12 septembre 2022
La société Uber Eats, qui compte près de 60 000 livreurs en France, a annoncé mardi 6 septembre supprimer « 2 500 comptes frauduleux ». 2 500 sans-papiers se retrouvent ainsi du jour au lendemain sur le carreau après avoir travaillé plusieurs années au service de la livraison de repas. Le Clap (Collectif des livreurs autonomes de Paris) organisait une manifestation le 12 septembre. Essentiels pendant la quarantaine, peu à peu exclus des centres-villes, les livreurs sont mis à la porte silencieusement pour éviter le scandale et les réactions de colère. Les voilà devenus indésirables. Le cynisme du profit n’a aucune limite.
International
Dans l’atmosphère guerrière, les gouvernements s’apprêtent à embrigader la jeunesse
29 juillet 2022
Partout dans le monde, et en particulier en Europe, l’invasion de l’Ukraine par la Russie a provoqué le retour en force des discours militaristes et sur l’union nationale, accompagnés d’augmentations des budgets militaires parfois spectaculaires. En France, les premiers pas avaient déjà été faits par Macron avec le lancement du service national universel (SNU) en 2018. Une sorte de stage intensif d’abrutissement patriotique pour préparer la jeunesse à l’embrigadement. En Allemagne est envisagé le même genre de service civique obligatoire d’un an, histoire de combler le manque de main-d’œuvre à peu de frais et étoffer les rangs de la Bundeswehr.
Alors qu’outre-Rhin, c’est le gouvernement de gauche (une alliance socialistes, écologistes et libéraux) qui remet à l’ordre du jour le service (plus ou moins) militaire, la gauche française n’est pas en reste sur le sujet. Ce futur, fait d’embrigadement, d’hymne national et de sport matinal ne semble pas faire rêver la jeunesse si l’on en croit les sondages…
Allemagne : « avoir froid pour la paix » ou réchauffer le climat social ?
16 septembre 2022
Le gouvernement allemand redouble d’efforts pour faire passer des mesures d’austérité, en justifiant les sacrifices nécessaires par la guerre en Ukraine. Mais de premières réactions apparaissent dans la rue. Un slogan gouvernemental claque et rime : « Frieren für den Frieden » (« avoir froid pour la paix »). Manière de préparer les classes populaires à passer l’hiver sans chauffage, au nom du soutien à l’Ukraine. Le gouvernement a tout de même annoncé des aides ponctuelles, des mesurettes qui cherchent à apaiser le climat social. Car l’ambiance se réchauffe outre-Rhin. Dans un contexte de grèves pour les salaires, les syndicats avaient menacé d’appeler à des manifestations. Ils ont finalement salué le plan d’aide et rétropédalé pour le moment. C’était le but de l’opération. Ainsi, les premières oppositions dans la rue sont restées modestes. Mais le spectre d’un hiver de misère pourrait bien déclencher la colère. Cela signifie dépasser la question de la « paix » et poser celle de la lutte… de classe ! (Article publié dans l’Anticapitaliste no 628)
13 septembre 2022
Fin août Macron s’est rendu en Algérie, à la recherche d’un peu de gaz. La France, qui avait décidé de réduire de 50 % les visas accordés aux Algériens, sous prétexte que l’Algérie refuserait de rapatriement forcé de ses ressortissants condamnés en France pour divers délits, promettrait de faire un geste pour que ça gaze entre les deux pays : quelques visas plus faciles pour des étudiants ou pour aider des « projets de création d’incubateurs de start-up ». Que voilà une « mobilité choisie »… Alors comment la visite du président français a-t-elle été prise de l’autre côté de la Méditerranée ? Le point de vue de militants d’Algérie nous en donne un aperçu : « Une “visite d’amitié” pour parler fric, énergie… et opérations militaires… » expliquent-ils dans leur analyse détaillée des rapports entre l’impérialisme français et l’Algérie.


