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DOSSIER : L’Éducation nationale à la croisée des chemins ?

La précarité à l’Éducation nationale : une tendance lourde

Mis en ligne le 29 septembre 2022 Convergences Politique

On compte aujourd’hui environ 40 000 enseignants contractuels dans l’enseignement public. Ils étaient 7,5 % en 2013. Ils sont aujourd’hui 14 % dans le second degré, avec des écarts régionaux très forts : plus nombreux en Île-de-France et dans les grandes métropoles, et plus encore dans les départements et régions d’outre-mer. Record à Mayotte, où ils représentent plus de la moitié des professeurs…

La recherche en urgence de 4 000 professeurs à la rentrée, après l’épisode du job dating de Créteil en juin dernier, met donc un coup de projecteur sur une situation déjà existante, mais qui s’étend au premier degré et à tout le territoire.

Les agents précaires sont encore plus présents dans les autres métiers de l’Éducation nationale. Les AESH, qui accompagnent les élèves en situation de handicap dans les classes, sont aujourd’hui plus de 177 000. Leur nombre a plus que doublé depuis 2015, et toutes sont contractuelles – 92 % sont des femmes. Combinant Smic horaire – le salaire évolue peu, malgré l’existence de huit échelons – et temps partiel, ces contrats sont payés autour de 750 euros par mois. Un salaire d’autant plus faible que le temps de travail des AESH est annualisé : la paye des vacances, c’est des heures en plus le reste du temps.

Les AED (assistants d’éducation, chargés de la vie scolaire) doivent quant à eux renouveler leur contrat pendant six ans avant d’espérer un CDI… qui ne règle rien en lui-même : il ne garantit pas l’accès à un temps complet, et il n’y a pas de grille nationale des salaires.

Les établissements et les rectorats emploient massivement en contrat précaire les administratifs. Un exemple parmi d’autres : le rectorat du Centre-Val de Loire n’a pas encore affecté l’ensemble des remplaçants à sa disposition alors qu’il reste de nombreux postes vacants : la cellule qui s’en occupe « tient » avec deux vacataires, là où onze personnes travaillaient les années précédentes…

Pierre Hélelou

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Numéro 147, septembre 2022

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