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DOSSIER : L’Éducation nationale à la croisée des chemins ?

Le syndrome de la Francetélécomisation ?

Mis en ligne le 29 septembre 2022 Convergences Politique

« Sois prof et tais-toi », scandaient les manifestants opposants à Blanquer. Ce slogan traduit la montée d’un autoritarisme jamais vu ces dernières années dans l’Éducation nationale.

Entre autres exemples d’une longue liste, citons les « quatre de Melle, » (Deux-Sèvres), sanctionnés pour avoir manifesté comme des milliers de profs, parents et élèves contre les E3C. Depuis, ces épreuves du bac Blanquer ont été supprimées. Comme quoi les « quatre » n’avaient pas tort. Ils ont pourtant subi des mutations d’office. Mesure très appréciée des hauts cadres ces temps-ci, elle permet de déplacer des enseignants remuants, de tenter de dissoudre des foyers de contestation.

Le dernier exemple en date est celui de Kai Terada, responsable de Sud Éducation dans le 92. Le 5 septembre, il a été suspendu… sans motif ! C’est un cas emblématique d’une répression antisyndicale qui se systématise et accompagne des lois autoritaires, comme le recours au « devoir de réserve » pour faire taire toute contestation, alors qu’il ne s’applique en principe qu’aux hauts fonctionnaires…

Macron a également mis fin aux commissions paritaires, ces réunions où administration et syndicats siégeaient ensemble, au risque pour certains syndicalistes de développer une connivence avec leur patron. Mais ce n’est évidemment pas pour rendre leur indépendance de classe aux syndicats que ces commissions ont été supprimées. Cela permet à l’administration de s’affranchir de tout contrôle par les élus salariés, et donc de piétiner les règles régissant l’avancement ou les mutations, d’autant que seul le salarié concerné peut désormais faire un recours. Il n’y a plus qu’à déléguer aux chefs le recrutement des enseignants de « leur » établissement – contractuels de préférence, car plus malléables – et transformer les, pour l’instant, très platoniques « projets d’établissement » en objectifs obligatoires, et l’Éducation nationale commencera à avoir un petit air de France Télécom…

L. L.

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Numéro 147, septembre 2022

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