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DOSSIER : L’Éducation nationale à la croisée des chemins ?

Vive la tradition de la coordination !

Mis en ligne le 29 septembre 2022 Convergences Politique

En cette rentrée, les liens, structures et assemblées générales enseignantes reprennent vie. Contre la répression de notre camarade Kaï Terada, des soutiens collectifs par établissement dans toute la France se sont manifesté : Kaï, animateur du collectif « Touche pas à ma Zep », est lui aussi de toutes les coordinations enseignantes de région parisienne et au-delà depuis des années. Une habitude qui vient de loin…

Une culture de la coordination ?

En 2003 déjà, une coordination en région parisienne avait vu le jour, lors des grèves contre le transfert des agents aux collectivités locales, et déjà contre la réforme des retraites. Elle avait organisé et structuré pendant plusieurs semaines l’extension de la mobilisation enseignante et l’adresse à d’autres secteurs. Les syndicats de l’éducation de la région n’avaient alors eu d’autre choix que de suivre cette structuration des enseignants par eux-mêmes. Depuis, certains réflexes ont perduré à Paris et ailleurs, en particulier dans les banlieues des grandes villes. Là où des militants (syndicalistes ou pas) l’organisent, les différents établissements d’une même localité sont restés en lien à propos de problèmes locaux ou généraux.

Grève après grève, depuis 2019

Lors de la grève contre le « bac Blanquer » en 2019, une coordination centrée sur la région parisienne mais en lien avec des enseignants en lutte d’autres villes de France a réussi à organiser et à structurer une grève des corrections, obligeant Blanquer à reporter les dates de résultats. La coordination avait réussi alors à mettre en contact chaque enseignant gréviste avec les autres grévistes du même jury – ses membres ne se connaissent souvent pas avant de s’y rencontrer – et à créer une caisse de grève. Chaque enseignant pouvait donc faire valoir son droit à la grève des corrections collectivement face à des administrations souvent très menaçantes.

Dès l’hiver suivant, contre la nouvelle réforme des retraites Macron-Philippe, de multiples coordinations ont refleuri, rassemblant les lycées, les collèges et même les écoles d’un secteur géographique pour décider des dates et des lieux des futurs rassemblements. Elles ont tissé des liens avec des cheminots, des agents RATP, ou des parents… De l’échelle locale, certaines ont essaimé à l’échelle départementale – exemple à Rennes où des représentants de 15 des 18 lycées d’Ille-et-Vilaine se sont rencontrés – voire régionale.

Au même moment, la lutte contre le « bac Blanquer » rebondissait sur un mouvement de boycott des premières épreuves (les « E3C »), là encore en partie grâce à ces coordinations, qui ont pu et su faire connaître largement l’état précis de la mobilisation dans une bonne partie des lycées du pays.

Dans un contexte où les principaux syndicats du secteur restent peu ou prou l’arme au pied, ces liens et structures de coordination sont plus que jamais nécessaires pour se concerter, organiser la lutte, et en tout cas pour s’y préparer.

18 Septembre 2022, Léo Baserli

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Numéro 147, septembre 2022

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