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DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, début de la contre-offensive des salariés

Rouen : une UD CGT pas pressée

Mis en ligne le 11 juillet 2003 Convergences Politique

Pendant tout le mouvement l’Union départementale CGT s’est refusée à réunir l’ensemble des équipes syndicales ! Seules des réunions réservées aux cheminots, aux métallos ou à la chimie ont été organisées.

Le personnel de l’Education nationale appelait à des AG interpro au moins deux fois la semaine à partir du 13 mai. Différentes équipes CGT du privé y ont participé. L’UD CGT a laissé faire mais n’a jamais encouragé ces initiatives et a cherché plusieurs fois à allumer des contre-feux (changement de parcours de manifs, appels à des rassemblements concurrents).

Il a fallu attendre la queue du mouvement, le jeudi 12 juin, pour que l’UD CGT invite à une assemblée interpro « de débats et d’échanges ». La plupart des intervenants, dont des syndicalistes du privé, ont été très critiques, voire hostiles à la tribune (composée par la CGT, FO, l’Unsa et la FSU). Les responsables syndicaux ont fait le gros dos, laissé la salle se défouler, sans jamais argumenter sur leur conduite durant le mouvement. Et finalement l’UD CGT a appelé à une nouvelle journée d’action le 19 juin en disant : « vous voyez, on n’est pas à court d’initiatives ».

La manif du 19 juin fut naturellement bien moins nombreuses que les autres, la majorité des enseignants ayant repris le travail. Cela explique-t-il que la CGT ait fait le choix de mettre le paquet dans certains secteurs ? Il semble bien en tout cas que certains salariés du privé aient fait ce jour-là leur première manif.

Dans l’Humanité-Hebdo du 21 juin, on a pu lire dans une double page consacrée au 19 juin qu’à Rouen « dans le service public, certaines organisations syndicales, comme Sud et le G10 très influentes dans certaines entreprises comme La Poste ou la SNCF, n’ont pas appelé à la mobilisation. Certains de leurs responsables estiment que la cause est perdue ». Plus loin, les propos de M.Burette, secrétaire de l’UD CGT de Seine-Maritime : « Le débat est tranché. La grève générale ne séduit pas les salariés. Preuve supplémentaire, ceux qui en avaient fait leur slogan ne sont pas là aujourd’hui. Ils travaillent ».

Bon, espérons que dans les prochains conflits les travailleurs, en particulier CGT, demanderont des comptes à M. Burette… dès le début.

M.D.

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Numéro 28, juillet-août 2003