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DOSSIER : Avril, mai, juin 2003. Renouveau des luttes, début de la contre-offensive des salariés

Charente-Maritime : des collectifs nés de la grève

Mis en ligne le 11 juillet 2003 Convergences Politique

Fin mars, une certaine agitation a commencé dans le sud du département, à l’initiative de militants de Sud, d’Attac, de Lutte ouvrière. Jours de grève reconductible au collège de Pons. Multiplication de réunions et AG dans des établissements de Saint-Jean d’Angely et Saintes. Contact et réunion avec les parents d’élèves avant les vacances de Pâques, organisation d’une manifestation réussie à Saintes le samedi 3 mai, avec la FCPE.

L’intersyndicale de Charente-Maritime a appelé à une grève avec reconduction à partir du 6 mai (et non reconductible car elle prétendait qu’il ne fallait pas d’AG !). Les syndicats et la FSU en particulier, ont mis quelques bâtons dans les roues des grévistes qui voulaient se réunir mais ils se trouvèrent dépassés par le succès des AG, d’abord dans le sud du département, puis à La Rochelle et Rochefort quand le mouvement y a démarré, à partir du 13 mai (avec un gros pourcentage de grévistes dans un grand nombre d’établissements).

Des assemblées de villes ont décidé d’actions locales, y compris des relations avec d’autres corporations (SNCF, DDE, Impôts, etc.). Le mouvement s’est développé et organisé malgré la mauvaise volonté de responsables syndicaux qui cherchaient à casser des AG prévues ou des actions décidées par celles-ci, en appelant à d’autres actions au même moment. Mais comme nous étions suffisamment nombreux et déterminés, nous pouvions faire deux actions au même moment ! Chaque semaine à partir du 14 mai, une AG départementale s’est tenue. Les AG ont bien demandé d’envoyer leurs représentants aux intersyndicales, mais n’y furent jamais admis.

AG ou syndicats ?

Le mouvement a été très fort du 13 au 25 mai chez les profs, et les journées d’action toujours bien suivies jusqu’au 10 juin. A partir du 13 mai, d’autres secteurs se sont mis en grève reconductible (SNCF, DDE, hôpitaux, impôts). Les grévistes de l’EN ont participé à certaines de leurs assemblées, et inversement. Non sans des problèmes avec des responsables de l’UL CGT, opposés au mot d’ordre de retrait du plan Raffarin-Fillon comme à une généralisation de la grève (et qui sont allés jusqu’à refuser aux grévistes enseignants une salle réservée). Problèmes aussi, et pour les mêmes raisons, avec les responsables CGT cheminots, pas chauds pour la présence d’enseignants à leurs assemblées.

Conséquence : parmi les profs le freinage des syndicats, à l’échelle nationale comme locale, a fait l’objet de nombreuses discussions lors des dernières AG (après le 12 juin et l’échec du blocage du Bac). Pas démoralisés pour autant, ils ont conclu à la nécessité de rester organisés pour l’année scolaire à venir. Des « collectifs » aux noms divers ou sans nom sont mis en place dans les villes avec réunion par quinzaine d’une AG des collectifs.

Alice DEVIENNE

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Numéro 28, juillet-août 2003