Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 78, novembre-décembre 2011

Editorial

L’union sacrée contre les peuples

Mis en ligne le 24 novembre 2011 Convergences Politique

Quel concert de louanges à l’adresse des successeurs de Berlusconi et de Papandréou. Les « marchés » sont rassurés nous dit-on (enfin, provisoirement). Ouf ! Que vivent les spéculateurs et que crèvent les peuples !

Malgré les plans d’austérité successifs appliqués à leurs populations, le bouffon Berlusconi et le « socialiste » combinard Papandréou, n’avaient plus la cote auprès de la Bourse. Les spéculateurs en voulaient plus. Il fallait de nouvelles poignes de fer pour de nouveaux plans d’austérité, encore plus draconiens.

Donc l’arrogant tandem Sarkozy et Merkel, à la tête de ce qu’on appelle la « troïka » européenne, (ou plutôt la « triade », comme disaient les Chinois de leur mafia !), constituée de l’Union européenne, de sa Banque centrale et du FMI, a parachuté d’autorité à la tête des gouvernements italien et grec deux experts en spéculation financière : le Grec Lucas Papademos, ex vice-président de la Banque centrale européenne, et l’Italien Mario Monti, expert européen en plans de rigueur et… ancien conseiller de la calamiteuse société d’investissements Goldman Sachs, à l’origine de la crise des subprimes de 2008 !

Des « techniciens » sérieux, sans états d’âme et sans expression, ex joueurs de poker de la finance envoyés comme porte-flingues du grand capital pour mettre la Grèce et l’Italie à la redresse. Voilà comment fonctionne ce qu’on appelle « la démocratie » occidentale ! Le clan des gros actionnaires décide, les chefs d’Etat exécutent.

En France, « comme en 45 » a dit Fillon !

Côté français, Fillon a pris les devants la semaine dernière, avec son nouveau plan de « rigueur » (cette fois, il ose le mot !) à la suite du plan d’austérité qu’il nous a balancé cet été. Résultat : hausse de la TVA dite « réduite » de 5,5 à 7%. Oh, pas pour les « produits de première nécessité » a-t-il dit. Certes, pas pour les nouilles et les patates. Mais pour les produits culturels (livres, ciné, musées…), que le gouvernement, manifestement, ne considère pas comme de première nécessité pour les couches populaires !

Et également pour les médicaments non remboursables, les transports, les cantines d’entreprises, le logement ou la nourriture dans les maisons de retraite… Mesure injuste, qui pèse surtout sur les plus modestes, à laquelle il faut ajouter la désindexation partielle des prestations familiales et des aides au logement, juste au moment de la relance de l’inflation. Sans parler de l’avancement d’un an de la réforme scélérate des retraites. Un avant-goût très amer de ce qu’on nous prépare pour la suite.

Le 1 % d’ultra riches qui étrangle les 99 % restants

C’est donc au nom de « la crise », qu’on nous présente comme une fatalité, que les dirigeants de ce monde se mettent en rang de bataille pour cette thérapie de choc. Pas pour tout le monde, la thérapie. Ni la crise. Les profits des rois du pétrole, du béton, de l’automobile, de la téléphonie mobile, de la pharmacie… de l’assurance et de la banque explosent. Depuis plus de 20 ans en fait, ce qui est d’ailleurs la cause essentielle de l’explosion des inégalités et de l’injustice sociale partout dans le monde, et du même coup du grippage du système.

Voilà comment, en même temps que le capitalisme prospérait tant et plus, 1 % de parasites ont confisqué aux 99 % toutes les richesses que ces derniers ont créées. C’est la situation telle que la résument si bien les contestataires du mouvement « Occupy Wall Street » aux Etats-Unis, un mouvement qui s’est propagé dans tout le pays et fait écho aux Indignés européens comme aux manifestants grecs en colère.

En fait, l’humanité croule sous la richesse. Mais une richesse accumulée en pure perte sur la tête d’épingle de quelques-uns, dans un océan de carences, de manques, de délabrements, de misère et de délitement social. 99 % de l’humanité paie ainsi au prix fort l’indignité de ce système capitaliste totalement dépassé. Certains journalistes, à propos de l’appauvrissement spectaculaire de l’Espagne ou de la Grèce, parlent d’une « bombe sociale à retardement ».

Vivement l’explosion !

14 novembre 2011

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article

Abonnez-vous à Convergences révolutionnaires !

Numéro 78, novembre-décembre 2011