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CHU Nantes

C’est à leur politique d’asphyxie de l’hôpital...

L’Antidote Anticapitaliste n°17

C’est à leur politique d’asphyxie de l’hôpital de démissionner

« Quand est-ce qu’on part ? » résonne dans la tête de nombreux collègues dans tout le secteur de la santé et même parfois auprès de jeunes étudiants infirmiers au sortir des études. Les démissions sont même refusées depuis un an par les directions par manque de main d’œuvre. On en arrive là : l’hôpital tient sous l’obligation… Malgré cela, l’hémorragie continue avec 12 200 départs d’infirmiers et d’aides-soignants déjà survenus depuis le début de l’année 2020. Mais le virus n’est pas la cause de ces départs, c’est leur politique de dégradation de nos conditions de travail. La preuve ? Toujours pas d’embauches en vue, tant qu’ils font reposer la santé sur nos épaules. Une autre question résonne de plus en plus : « quand est-ce qu’on renverse la table et qu’on impose nos conditions de travail ? »


Le renfort cruel des ESI

A chaque nouvelle, une même recette : le renfort des stagiaires étudiants payés un euro de l’heure. Parce que personne n’a la disponibilité pour vraiment les former, ils se retrouvent livrés à eux-mêmes à faire le boulot sur un poste d’AS. De quoi les préparer à relever la tête au même titre que tous les hospitaliers et à se battre pour leurs conditions de travail ?


Mme T2A squatte les lits qu’elle a détruits

En sortant d’hospitalisation, la Ministre Roselyne Bachelot exprimait dans la plus grande hypocrisie, le jeudi 8 avril, une « profonde reconnaissance aux personnels soignants, qui partout en France, font un travail remarquable ». De notre côté, on n’oublie pas qu’elle est responsable à travers sa loi de 2008 « Hôpital Patient santé Territoire » de la généralisation de la tarification à l’activité, nous poussant à toujours plus de productivité, moins d’argent et plus d’épuisement ! Seule notre mobilisation lui fera ravaler sa faim de rentabilité.


L’écologisation de la haine

La mairie de Nantes (PS-EELV-PCF), avec son arrêté municipal interdisant les scooters thermiques en centre-ville, a plongé encore plus dans la précarité et la misère les livreurs des plateformes. Sous prétexte de la pollution, des nuisances sonores et de l’insécurité routière, cette mairie fait la chasse aux travailleurs pauvres et préfère choyer l’électorat du centre-ville. Comme si ces livreurs surexploités avaient choisi leurs conditions de travail, le scooter et les cadences. Drôle d’écologie que celle qui justifie de s’attaquer aux précaires tout en permettant aux bétonneurs polluants et les grandes firmes du BTP de faire leur beurre à Nantes...

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