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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 83, septembre-octobre 2012

Quoi de neuf pour les sans-papiers ?

Mis en ligne le 9 octobre 2012 Convergences Politique

Le 1er septembre, à l’appel de collectifs de sans-papiers, de syndicats (en particulier la CGT), d’associations, d’organisations politiques (Front de Gauche, LO et NPA), quelques milliers de personnes ont manifesté à Paris pour la régularisation des sans-papiers. Car, depuis la victoire de Hollande, rien n’est réglé là non plus. La circulaire Guéant du 31 mai 2011, concernant le droit au travail des étudiants étrangers, a certes été abrogée mais toutes les autres mesures, qui pourrissent la vie des étrangers pour obtenir un titre de séjour, restent en vigueur. Les quelques changements de tête aux sommets des préfectures n’ont pas eu davantage d’effets…

Pour preuve, le sort des travailleurs qui ont fait grève un an, en 2009-2010, occupant des entreprises tout l’hiver 2009, les marches de la Bastille en juin 2010, la Cité nationale de l’immigration à l’automne 2010. Malgré des promesses gouvernementales en juin 2010, seule une partie des grévistes est aujourd’hui régularisée. Des centaines n’ont toujours pas de nouvelle du dossier déposé alors en préfecture. D’autres, qui ont eu une réponse négative, attendent le résultat d’un recours auprès du ministère. Et toujours le même arbitraire dans le traitement des dossiers, d’une préfecture à l’autre.

La Préfecture de Police de Paris en particulier, contrairement à ce qu’avait préconisé par écrit le ministère, continue de refuser une carte de séjour et de travail de plein droit aux intérimaires (alors que les travailleurs « manœuvres » sont quasi automatiquement intérimaires dans le bâtiment et que beaucoup le sont sans discontinuer depuis près de 10 ans). En 2010 et 2011, la Préfecture de Paris avait chichement attribué aux intérimaires une carte spécifique, regardée avec méfiance par les patrons… et dont la préfecture refuse aujourd’hui le renouvellement. Donc retour à la case du récépissé valable trois mois... Comme si l’intérim était une tare !

Les ex-grévistes de 2009-2010, dont beaucoup et en particulier les intérimaires gardent des liens entre eux, attendent donc toujours… Le nouveau ministère joue un peu au dialogue avec les associations, les collectifs, les syndicats. Il serait question d’une nouvelle circulaire sur la régularisation. Au contenu probablement maigre, car Valls avait pris les devants dans une interview au Monde le 27 mai : les régularisations ne seraient pas supérieures à celles pratiquées sous Guéant !

M.C., 20 septembre 2012

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Numéro 83, septembre-octobre 2012

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