Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 83, septembre-octobre 2012

L’Hôpital malade de la Croix-Rousse (Lyon) : Les services ne meurent pas tous, mais tous sont frappés

Mis en ligne le 9 octobre 2012 Convergences Entreprises

Aux Hospices Civils de Lyon (HCL), les attaques s’enchaînent ces dernières années : réductions d’effectifs, augmentation du nombre de lits sans le personnel nécessaire, privatisation de certains services logistiques... La direction frappait service par service, secteur par secteur, jamais en même temps.

Mais, fin août, à l’hôpital de la Croix-Rousse, suppression d’un coup de vingt-quatre postes en CDD. Prétexte de ce plan de licenciement déguisé : la fermeture provisoire de deux services et le « retour à l’équilibre financier ». Cette fois, tous les services et toutes les catégories de personnel étaient touchés au même moment : faute de remplacements, « report » des RTT à une date indéterminée ; formations internes annulées ; plannings des services modifiés jusqu’au dernier moment pour contraindre aux remplacements sur tout l’hôpital... pour devoir parfois travailler dans plusieurs services le même jour ! La maternité se retrouve avec un agent de service pour trois étages. Dans certains services, le ménage des chambres ne peut pas être fait tous les jours. Ou bien ce sont des draps souillés qui ne sont pas changés car l’aide-soignante est seule pour seize lits.

L’hôpital de la Croix-Rousse semble être un site « pilote » : ces mesures devraient s’étendre à l’ensemble des établissements, car les HCL sont en déficit de 45 millions d’euros. Et la direction générale est bien décidée à faire payer cette somme aux agents.

Cette fois, tous les services sont représentés aux Assemblées générales

Décidés à ne pas se laisser faire, des personnels de tous les services se sont retrouvés en Assemblée générale chaque semaine depuis le 6 septembre, à l’appel des syndicats CGT et SUD. Ces AG ont été l’occasion d’organiser collectivement des actions : délégation au comité d’hygiène et de sécurité (CHSCT), pétition à la ministre de la Santé, journée de grève et de manifestation.

Au CHSCT, c’est une quarantaine d’agents déterminés qui sont allés témoigner devant la direction des conditions inacceptables dans lesquels ils travaillent et qui mettent en danger les patients comme les personnels.

D’un hôpital à l’autre

Le jeudi 20 septembre, journée de grève sur l’ensemble des HCL, une centaine d’agents a manifesté de l’hôpital de la Croix-Rousse à la direction générale où ils ont retrouvé des personnels d’autres hôpitaux, pour crier ensemble leur colère. Sur le trajet de la manif, des tracts sur la casse de l’hôpital public ont été distribués aux passants, qui ont accueilli les agents avec sympathie et solidarité. Cette journée du 20 a été un succès : à la Croix-Rousse, le taux de grévistes a atteint les 13,68 %, alors qu’habituellement il ne dépasse pas 3 à 4 %. La mobilisation ne doit donc surtout pas s’arrêter là mais, au contraire, profiter de ce premier succès pour s’amplifier ! Une prochaine AG est prévue, avec les médecins sollicités par les personnels, pour décider des prochaines actions.

Pour l’heure, la réaction la plus importante face aux attaques de la direction générale se situe à l’hôpital de la Croix-Rousse, car c’est le plus massivement touché. Mais d’autres établissements, comme l’hôpital Édouard-Herriot qui emploie 3 700 agents ou le petit hôpital Henri-Gabrielle (400 agents), se mobilisent aussi, sur des problèmes identiques. Les attaques sont les mêmes, sur l’ensemble des HCL et des hôpitaux de France. Mêmes attaques, même combat !

Fatou KAMARA, 22 septembre 2012

Mots-clés :

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article

Abonnez-vous à Convergences révolutionnaires !

Numéro 83, septembre-octobre 2012

Mots-clés