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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 95, septembre-octobre 2014 > SNCF : retour sur la grève de juin 2014

SNCF : retour sur la grève de juin 2014

Réforme du ferroviaire

Quésaco ?

Mis en ligne le 24 septembre 2014 Convergences Entreprises

La réforme voulue par Pépy et le gouvernement prévoit de découper la SNCF en trois entités distinctes pour mieux résister à la concurrence, nous dit-on.

Il y aura donc SNCF Réseau, c’est-à-dire RFF renommé, auquel seront ajoutés 50 000 agents affectés à l’aiguillage, l’ingénierie et les travaux sur le réseau, structure qui héritera des 40 milliards d’euros de dette du système ferroviaire, à rembourser grâce à des « gains de productivité » − entendez par là, très probablement, des suppressions de postes et des économies sur l’entretien ! Du genre de celles qui déjà ont conduit à la catastrophe de Brétigny.

Il y aura d’un autre côté SNCF Mobilités, c’est-à-dire la SNCF historique (moins les 50 000 cheminots partis à SNCF Réseau), qui regroupera les activités de transport (TER, TGV, Fret, etc.) dont certaines sont rentables et pourraient ultérieurement être privatisées par morceaux.

La troisième entité, SNCF « maison mère », sera chargée de chapeauter le tout. Ses quelques milliers de cadres géreront, entre autres, les filiales du groupe qui font déjà de la concurrence... à la SNCF elle-même (VFLI transporte des marchandises à la place du Fret SNCF, Itirémia fait des tâches d’accueil à la place des agents SNCF, etc.).

Ce découpage sera pour la direction un nouvel atout pour isoler davantage les cheminots les uns des autres, puisqu’ils n’appartiendront plus à la même entreprise. 

La direction s’attaque aussi directement aux conditions de travail puisque la loi abroge la réglementation du travail actuelle, le RH0077 (un règlement qui fixe le gros des conditions de travail) et le remplace par un décret-socle et une convention collective (certes encore à négocier) applicables à tout le secteur du ferroviaire. Sous prétexte d’harmoniser avec des cheminots du privé, qui ont des temps de repos plus courts, moins de jours de repos, etc., le gouvernement s’apprête à aligner les conditions de travail de 98 % des salariés du secteur (les 160 000 cheminots SNCF) sur celles des 2 % du privé (3 000 cheminots actuellement) ! C’est rien de moins qu’enlever à tous dix jours de repos par an, augmenter l’amplitude journalière jusqu’à 12 et parfois 14 heures, faire travailler davantage quand il y a plus de trafic ou moins aux heures creuses, en fonction de ce qui arrange la direction, passer de 52 repos doubles obligatoires par an à seulement 25... Plus belle, la vie !

Qu’on les appelle accords de compétitivité dans le privé, plan de restructuration à la Poste ou réforme ferroviaire pour les cheminots, il s’agit bien toujours des mêmes attaques contre les travailleurs pour augmenter la productivité au détriment des conditions de travail et de vie.

L.A.

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Numéro 95, septembre-octobre 2014

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