Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 106, juin-juillet-août 2016 > Cheminots : quatre mois de lutte malgré tous les obstacles

Cheminots : quatre mois de lutte malgré tous les obstacles

Piquets chauds à Brétigny

Mis en ligne le 29 juin 2016 Convergences Entreprises

« À Brétigny, on essaie de faire des piquets tous les deux jours à partir de cinq heures du matin. Et plus ça va dans la grève, plus nos piquets ont de la gueule. D’autant plus qu’il y a une majorité de non syndiqués dans ces piquets, chose qu’on ne voyait pas à Brétigny, où les organisations syndicales savaient faire venir du monde pour tenir les piquets… et savaient aussi faire venir du monde pour arrêter une grève. Sauf que là, les non syndiqués prennent conscience que c’est leur mouvement, leur grève, leurs conditions de travail qui sont en jeu et ils ont envie de participer à tout ça.

Nos piquets ont de la gueule, les pompiers se déplacent, les flics se déplacent. Au début du mouvement, la direction a vu un petit feu, trois petits bonshommes, elle a appelé les flics. Ils sont arrivés sirènes hurlantes dans notre parking SNCF, un truc qu’on n’avait jamais vu. Les pompiers aussi, ils ont éteint notre feu. On s’est dit « quand même, on est chez nous ». On est en grève, c’est notre lieu de travail… Deux jours après, ils ont changé les serrures de la salle où on tenait notre AG, grosse provoc. À un moment, il faut arrêter de tendre l’autre joue, donc on est monté en masse dans les bureaux et on a récupéré les clés auprès d’un grand chef. Là, il n’a pas discuté, il a donné les clés. On ne les lui a toujours pas rendues.

Depuis, on vient le matin au piquet avec des traverses et des pneus dans une remorque. Les flics viennent, les pompiers viennent, mais maintenant ils restent dehors, ils n’éteignent plus notre feu. Comme maintenant on est une trentaine dans les piquets, les flics ne descendent même plus des bagnoles. C’est toujours pareil, c’est le rapport de force. Depuis 2007 on n’avait pas vu ça à Brétigny. Ça leur fait les pieds, et nous, ça nous fait du bien. »

Intervention d’un gréviste au barbecue organisé par le comité d’Austerlitz le 14 juin au soir

Lire aussi :

Mots-clés :

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article

Abonnez-vous à Convergences révolutionnaires !

Numéro 106, juin-juillet-août 2016

Mots-clés