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DOSSIER : Déclaration de guerre aux cheminots, guerre à tous les travailleurs

Gouffre financier et pickpockets : l’exemple de la Grande-Bretagne

Mis en ligne le 23 mars 2018 Convergences Entreprises

« Au Royaume-Uni, la privatisation des chemins de fer déraille ». Ce n’est pas nous qui le disons. C’est le journal La Tribune (qu’on ne saurait accuser de « gauchisme ») qui titrait ainsi son article sur les chemins de fer britanniques, en janvier 2017.

Et pourtant on nous avait raconté que, 25 ans après la privatisation du rail en Grande-Bretagne (en 1994), et les deux plus graves accidents qui avaient suivi, à cause du manque d’entretien du réseau, en octobre 1999 puis en octobre 2000, faisant un total de 35 morts et 558 blessés, la situation s’était nettement redressée. À la suite des accidents, l’État a renationalisé la partie réseau afin de financer l’entretien des voies pour lesquelles les entreprises privées n’avaient pas envie de faire des frais.

Et en Grande-Bretagne, l’État verse actuellement 4,6 milliards d’euros de subventions aux compagnies ferroviaires privées. En à peine 10 ans, cela fait 46 milliards d’euros aux frais de l’État, pratiquement l’équivalent – sur plus de 30 ans – de la dette actuelle de la SNCF… qu’on nous dit « abyssale » !

Côté usagers, les tarifs sont montés en flèche. De 2010 à 2017, sans remonter plus loin, ils ont augmenté de 27 %. Au point que les usagers britanniques déboursent aujourd’hui six fois plus que les français pour se rendre à leur travail, en moyenne 14 % de leur salaire.

« En dépit des prix exorbitants, force est de constater que la qualité du service laisse à désirer. Usagers et conducteurs constatent les mêmes dysfonctionnements : retards à répétition, suppressions de trains et réduction des effectifs en gare » poursuit le journal La Tribune.

Et rappelons à nos lectrices et lecteurs qu’il existe un bon film sur la question, The Navigators, du réalisateur Ken Loach, sorti en janvier 2002 (il y a déjà 16 ans !). 

Olivier BELIN

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Numéro 118, mars-avril 2018

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