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Archives > Convergences révolutionnaires > Numéro 132, septembre-octobre 2020 > Santé

Santé

Le « Ségur de la santé » : klaxonner et accélérer pour bien rentrer dans le mur

Mis en ligne le 4 octobre 2020 Convergences

Des promesses d’augmentations pour cacher les attaques

Des semaines de négociations avec différents syndicats et collectifs ayant bien voulu se prêter au jeu, à grands renforts de déclarations pour les médias et d’effets de cinéma, voilà ce qu’était le Ségur. Dans un contexte d’agitation importante dans les hôpitaux, il a débouché sur des augmentations de salaire en deux fois : 90 euros par mois à partir de septembre auxquels s’ajouteront 93 euros en mars 2021. Mais ceci accompagné d’attaques sur le temps de travail pour accorder plus de souplesse aux directions dans l’organisation du travail, c’est-à-dire remettre en cause les 35 heures. C’est sûr que les hospitaliers ne travaillent pas assez et qu’il faut augmenter le temps de travail ! En fait le « Ségur » reprend dans sa « mesure 2 », les axes de « Ma santé 2022 », un projet de réforme adopté en juillet 2019 visant à déréguler le temps de travail et « mutualiser ». L’épidémie a percuté le monde entier, mais les projets gouvernementaux ont passé le printemps bien au chaud.

Dépasser les frontières du ridicule

Alors que les mobilisations hospitalières soulevaient de vrais problèmes, le Ségur n’a constitué qu’une mauvaise parodie avec certains « partenaires sociaux » dans les rôles principaux. Parmi les mesures ridicules annoncées : l’investissement de 50 millions d’euros par an pour ouvrir 4000 lits « à la demande  » et « en fonction des besoins de hôpitaux » comme dit le ministre de la Santé Olivier Véran. À quoi comparer ces chiffres ? Les 100 milliards supplémentaires du « plan de relance » de Macron ? Ou les près de 140 000 lits supprimés dans les hôpitaux publics pendant les 30 dernières années ? Des suppressions de lits qui continuent ! Par faute de personnel il paraît… tiens donc !

Le gouvernement a également annoncé la reprise d’une partie de la « dette » des hôpitaux, en fait des dépenses qui ont été nécessaires (bien qu’insuffisantes) au fonctionnement des structures. Là encore, une mesure très hypocrite et même perverse : ce seraient 13 milliards étalés sur 15 ans... pour favoriser les « mutualisations et recompositions » entre hôpitaux voisins et pas « utilisée pour des créations de postes ».

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Numéro 132, septembre-octobre 2020