Promenades politiques
Après le Guide du Paris colonial, le Guide du Bordeaux colonial…
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Promenades politiques
La situation de la pandémie dans le monde
La pandémie, même si elle marque le pas en France et en Europe, est toujours sur la courbe ascendante à l’échelle mondiale, son foyer principal s’étant déplacé en Amérique latine. Partout, elle révèle et accentue les tares du capitalisme.
Voilà un peu plus de six mois que les premiers cas de malades de la CoViD-19 se sont déclarés. Partie de Chine, l’épidémie s’est ensuite répandue en Europe, qui en est rapidement devenue l’épicentre. Les États européens, peu préparés, ont pour la plupart adopté une politique de confinement faute de pouvoir dépister massivement la population et ainsi contrôler la propagation de l’épidémie.
Mardi 16 juin : journée de mobilisation pour une riposte politique !
Article Entreprises 15 juin 2020
À Saint-Denis depuis quatre semaines, des ASH, des aides-soignantes, des infirmières, des rééducateurs, des administratifs, des ambulanciers, des techniciens, des agents des cuisines... l’ensemble des professions de l’hôpital expriment leur colère devant les grilles de l’hosto : « Hôpital en colère, y’en a marre de la galère ». Ils réclament l’embauche immédiate de tous les CDD, des embauches supplémentaires dans tous les services, évaluées par les agents de terrain, des augmentations de salaire pour toutes et tous au minimum de 300 euros par mois, du fric pour les emplois et les salaires.
La manifestation du 5 juin contre les violences policières
Après à peine plus d’un mois de confinement pour contenir l’épidémie, la Tunisie a amorcé son déconfinement le 4 mai 2020. Le 25 avril 2020, seuls 38 décès étaient recensés. De multiples scandales ont pourtant marqué l’actualité, ainsi que des mobilisations.
Le 18 mars, un couvre-feu a été instauré de 18 heures à 6 heures du matin, avant d’être modifié de 20 heures à 6 heures avec le ramadan. Le gouvernement a aussi annoncé la fermeture des frontières.
Sur les panneaux des grandes villes comme à Tunis, des affiches de prévention sont apparues. Un SMS du gouvernement a été envoyé pour expliquer les gestes d’hygiène. Petit à petit, les cafés dont les terrasses bondées s’étalent habituellement sur les trottoirs de la ville ont reçu l’ordre de retirer leurs chaises et de ne servir que des cafés à emporter.
Avec la récession provoquée par la crise sanitaire, l’Union européenne a oscillé entre le « chacun pour soi » et le besoin de maintenir un marché commun nécessaire aux économies de tous les pays membres, mais aussi celui de faire front dans une concurrence internationale évidemment aiguisée par la crise, face aux géants américain ou chinois.
D’après la présidente de la Banque centrale européenne, Christine Lagarde, le PIB de la zone euro pourrait baisser de 8 à 12 % cette année, nettement plus que durant la crise de 2008-2009.
La situation aux États-Unis, au 7 juin 2020
Extraits de l’éditorial de Speak Out Now du 7 juin 2020
Cela fait deux semaines que nous sommes des centaines de milliers à manifester contre le meurtre raciste de George Floyd, exécuté par un policier de Minneapolis. Les manifestants sont sortis dans la rue à toute heure de la journée dans 50 États et dans plus de 700 villes. Et ce mouvement a suscité des rassemblements de solidarité dans de nombreuses grandes villes partout dans le monde.
[…] Avec le confinement, des dizaines de millions de travailleurs ont perdu leur emploi et les économistes vont jusqu’à supposer que 40 % d’entre eux ne retrouveront pas leur travail, quand bien même la situation économique s’améliorerait. De nombreuses personnes ont perdu leur assurance santé et doivent encore payer les factures. La population noire est plus vulnérable face au virus du fait de taux élevés de comorbidité et avec peu ou pas d’assurance santé. Sans compter que cette population travaille dans les secteurs essentiels, étant ainsi plus exposée que d’autres secteurs de la population. Beaucoup vivent dans des appartements exigus, facilitant la propagation du virus. Enfin, son taux de chômage a augmenté de façon spectaculaire. La seule autre population qui ait été autant touchée a été les natifs américains qui vivent dans les réserves.
Après plusieurs mois d’accalmie liée à l’épidémie de Covid-19, le mouvement de contestation de la mainmise de la Chine sur Hong Kong pourrait bien reprendre de plus belle. Dans cette cité-État de sept millions d’habitants ne vivent pas que des banquiers et des traders, mais tout une population d’employés prolétarisés et de jeunes, confinés dans des logements exigus, dont les loyers ne cessent d’augmenter. De quoi alimenter la colère sociale, l’inquiétude pour l’avenir, auxquelles s’ajoute la crainte bien fondée que la dictature au pouvoir en Chine continentale ne vienne restreindre le peu de libertés existantes. Ainsi, pour la première fois depuis 31 ans, les commémorations de la répression de Tiananmen ont été interdites ce 4 juin dernier, sous des prétextes sanitaires.

