Cette fois c’est bon, tout le monde revient en classe le 1er septembre alors que l’épidémie est en train de repartir à la hausse un peu partout dans le pays. Et pour que ce soit possible, le nouveau protocole sanitaire ne fait plus que six pages ! Finie la distanciation physique dans les espaces clos (salles de cours, cantines, internats et centres de documentation), bonjour le masque obligatoire à partir de la 6e et pour tous les adultes. Qui plus est, le masque devient « une fourniture scolaire » pour reprendre les mots de Blanquer : traduisez qu’il est donc à la charge des familles ! De quoi creuser un peu plus des inégalités déjà bien présentes… D’autant que des départements et des régions n’ont pas la même réaction, ou les mêmes finances, et que certains annoncent qu’ils fourniront des masques aux élèves quand d’autres ne le feront pas. Il n’y a bien sûr pas eu d’équipement des sanitaires digne de ce nom, à hauteur des exigences nouvelles (et l’état actuel est parfois scandaleux), alors que partout il faudrait se laver les mains plusieurs fois par jour !
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Les articles du site
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Il y a 80 ans, le 21 août 1940, Léon Trotski (de son vrai nom Lev Bronstein) était assassiné sur ordre de Staline, à Mexico où il s’était réfugié depuis 1937. Ce fut son dernier exil après avoir été déporté par Staline à Alma Ata en 1928, puis expulsé d’URSS un an plus tard, en Turquie d’abord, d’un pays d’Europe à l’autre ensuite, sur cette « Planète sans visa » pour un révolutionnaire qu’aucun gouvernement ne voulait voir sur son territoire. Principal dirigeant de la révolution russe de 1917 aux cotés de Lénine, c’est lui qui, après la mort de ce dernier, a transmis par son militantisme et ses écrits l’expérience de cette lutte qui a ébranlé le monde et a défendu les idées communistes et le programme révolutionnaire au-delà et contre la caricature qu’en avait faite la bureaucratie.
C’est Trotsky qui lutta sans relâche contre le développement en URSS de cette bureaucratie parasite, dont Staline s’imposa comme le porte-parole tout puissant. Une bureaucratie qui, contrôlant l’État, a usurpé le pouvoir à la classe ouvrière, transformant la dictature du prolétariat (la plus grande démocratie, puisque contrôle direct de la société par les travailleurs et les paysans pauvres) en sa propre dictature sur et contre le prolétariat, pour la défense de privilèges de caste.
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Après la catastrophe de Beyrouth
Nitrates d’ammonium : menace sur Saint Malo
Article Entreprises 19 août 2020
La destruction du port et d’une partie de la ville de Beyrouth à la suite de l’explosion de 2 750 tonnes de nitrate d’ammonium dans un vieux cargo ancré depuis six ans pose le problème de la sécurité des zones portuaires où sont entreposées et transitent des quantités importantes de ce produit utilisé comme engrais. Toute la population malouine peut voir les gros sacs blancs rangés sur les quais en face du port de plaisance. Cette catastrophe a donc suscité une légitime inquiétude au sein de la population de Saint Malo. Ce sont en effet 50 000 à 60 000 tonnes de nitrate d’ammonium qui transitent chaque année par le port de la ville, peu éloigné de zones urbaines à forte densité de population. À ces produits s’ajoutent d’ailleurs les engrais fabriqués par l’usine Timac Agro. Selon la direction, ils ne contiendraient pas de nitrate d’ammonium, ce qui expliquerait que le site ne soit pas classé Seveso. Mais on sait fort peu de choses sur la Timac où règne la loi du silence.
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« Lève-toi et tue le premier », l’histoire secrète des assassinats ciblés commandités par Israël
Livre de Ronen Bergman
Ronen Bergman est un écrivain israélien, analyste des questions militaires pour Yediot Aharonot (Les dernières nouvelles), le plus important quotidien du pays. Son livre décrit par le menu les différents assassinats ciblés commandités d’abord par les organisations sionistes dans les années qui ont précédé la création d’Israël, ensuite par le nouvel État. On entend par « assassinats ciblés » les exécutions extra-judiciaires, sans procès ni aucune autre forme de légalité, mises en œuvre par les différents services de renseignements israéliens (Shin Beth pour le renseignement intérieur, Mossad, pour les interventions extérieures, renseignements militaires et différentes officines directement rattachées au service du Premier ministre, etc.).
Selon Bergman, Israël en aurait organisé environ 2 700 en 70 ans d’existence.
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200 morts, 6 000 blessés et près de 300 000 sans-abri, voilà le bilan de l’explosion du port de Beyrouth par négligence des autorités. Tout comme l’explosion de l’usine AZF à Toulouse en 2001, par la faute du groupe Total. La population libanaise ne décolère pas et a raison d’accuser tous les clans dirigeants du pays, occupés qu’ils sont depuis trente ans à se bâtir des fortunes sur le dos des classes populaires.
Elle n’a rien à attendre non plus de « l’aide » de Macron débarqué dès le 6 août pour se poser en organisateur de l’aide internationale. Quelques jours plus tôt et avant la tragique explosion, le ministre français des affaires étrangères, Le Drian, était venu faire la morale à cette population libanaise, lui reprocher de ne pas être prête à de nouveaux sacrifices pour mériter une aide financière du FMI, sur le ton de celui qui se croit encore au temps des colonies !
L’explosion géante a soufflé tout le centre-ville, les silos qui contenaient 85% de la réserve de céréales du pays, et la moitié des hôpitaux.
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Après l’enthousiasme de la chute du Mur le 9 novembre 1989, la réunification est menée à grande vitesse par le chancelier de droite Helmut Kohl. En quelques mois, la RDA est absorbée par la RFA et son économie réintégrée dans l’économie capitaliste occidentale. À l’Est, les conséquences pour la population sont brutales, notamment pour la classe ouvrière qui subit de plein fouet le démantèlement et la privatisation des entreprises d’État.
Certains ont parlé de colonisation de l’Est par l’Ouest, notamment des partis de gauche, car ces privatisations ont en premier lieu bénéficié aux capitalistes qui attendaient leur heure en RFA. Mais les anciens cadres de l’Est se sont aussi recyclés à la tête des anciennes entreprises d’État : plusieurs milliers d’entre elles sont passées sous leur contrôle (Management Buy-Out, MBO). Ces bureaucrates staliniens devenus capitalistes ont su s’en sortir malgré la concurrence. Pour les travailleurEs de l’Est, c’est une autre histoire…
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Après le 5 juillet 1830
Le « sang et la boue » de la bestialité coloniale en Algérie
Le 20 juin dernier, un Brestois retoquait d’un graff courageux le nom d’une école maternelle de la ville. L’école, nommée Bugeaud en l’honneur d’un des plus célèbres maréchaux de la conquête de l’Algérie, n’est pas la seule. À Marseille, une école primaire dans une rue du même nom est aussi affublée du patronyme de ce massacreur en chef… au cœur du quartier ouvrier et immigré de la Belle de Mai.
190 ans après la conquête d’Alger, les noms de rues, d’écoles ou les statues (parfois vacillantes) à l’effigie de colonialistes ou esclavagistes notoires ne sont pas les uniques séquelles de cette sombre période. La conquête coloniale fut décisive dans l’histoire de certaines dynasties du capitalisme français comme pour des millions de personnes qui en subirent le joug. Retour sur cet épisode et ses conséquences au long cours.
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Macron et Castex annoncent multiplier les mesures pour « sauver l’économie ». Le gouvernement chercherait à présent à rassurer les jeunes. C’est original, les mesures prises pour « favoriser l’insertion sur le marché du travail » sont une main tendue, et pleine de cadeaux, au patronat.
Les mesures : exonération des « charges », 4 000 euros pour chaque entreprise embauchant un ou des jeunes de moins de 25 ans, une aide de 5 000 à 8 000 euros pour l’embauche des apprentis… Et pour les étudiants boursiers, le gouvernement fait la charité avec ses repas à un euro, plutôt que d’augmenter le montant des bourses. Pour les 700 000 jeunes attendus sur le marché du travail, le gouvernement favorise les emplois précaires et mal payés, comme les 300 000 contrats d’insertion, ou les 100 000 services civiques en plus. Bref, aucun signe de mesures pour réellement améliorer les conditions de vie, de travail ou d’emploi des jeunes.
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Manifestations féministes
« Darmanin à l’intérieur, vous vous torchez avec nos plaintes »…
Quelques mois à peine après l’adoubement de Polanski aux Césars, la composition du nouveau gouvernement est un nouveau signe que ceux en position de pouvoir comptent continuer comme avant. Seulement voilà, depuis des mois, les manifestations féministes se multiplient. Chaque année les manifestations autour du 8 mars groupent de plus en plus de monde.
Ce vendredi 10 juillet, des rassemblements dénonçant la nomination des nouveaux ministres de l’Intérieur et de la Justice, Darmanin et Dupond-Moretti, se sont tenus dans plusieurs dizaines de villes en France mais aussi à Londres ou encore à Bruxelles. 1500 à Paris, quelques centaines à Lille, Toulouse ou Nantes ; en tout ce sont des milliers de personnes qui ont fait résonner leur colère aux cris de « Un violeur à l’Intérieur, un complice à la Justice ».
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Dans Convergences révolutionnaires no 131, nous relations la grève à Nissan, entamée le 4 mai contre la fermeture de trois sites employant environ 2 500 travailleurs à Barcelone et son agglomération. À ce jour, la lutte de ces travailleurs continue. La semaine dernière, ce sont environ 300 salariés de Barcelone qui se sont rendus à l’usine Nissan de Los Corrales de Buelna (Cantabrie), à plus de 700 kilomètres. L’usine de Los Corrales de Buelna fabrique des pièces pour Renault et Nissan et emploie 500
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