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Accueil > Il y a 150 ans : la Commune de Paris

Mes cahiers rouges au temps de la Commune, de Maxime Vuillaume

Actes Sud, 1998, 533 p., 10,70 €

Mis en ligne le 18 mars 2021 Culture

Maxime Vuillaume est un journaliste de la Commune. Un de ceux qui ont fait renaître le Père Duchêne, le mythique « marchand de fourneaux » créé par un autre révolutionnaire, Hébert, d’une autre révolution, celle de 1793. Le ton consensuel de Vuillaume tranche d’ailleurs avec la gouaille, un chouïa vulgaire, de son journal. Mais la restitution qu’il fait des évènements et de l’ambiance est précieuse.

Il revient longuement sur l’épisode des « otages », à peine plus de 70 « bougres » massacrés durant la Semaine sanglante avec le cadavre desquels tous les pourfendeurs de la Commune graissent leurs armes. Il montre comment les massacres des Versaillais – qui ne faisaient pas, eux, dans la dizaine, mais dans la dizaine de milliers –, et l’impuissance des combattants de la Commune à contenir leur avancée fait germer dans quelques cerveaux cette vengeance du désespoir, l’exécution de l’archevêque de Paris ou d’un vieux banquier de Napoléon III. Le pouvoir communal, en pleine déliquescence, ne parvient pas à l’empêcher et s’en tient à l’écart, pour préserver, à raison, la postérité. Les combattants harassés, eux, se détournent des barricades pour fusiller 50 prisonniers rue Haxo ou 14 Dominicains d’Arcueil. Voilà toute l’histoire.

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Il y a 150 ans : la Commune de Paris