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Accueil > Il y a 150 ans : la Commune de Paris

Les écrivains contre la Commune, de Paul Lidsky

La Découverte, 2021, 240 p., 10 €

Mis en ligne le 18 mars 2021 Culture

Où l’on découvre que, à leur grande majorité, les écrivains et journalistes de l’époque de la Commune s’y sont montrés hostiles et souvent haineux.

Seuls Rimbaud et Verlaine, les poètes, ont sympathisé avec la Commune, quand Victor Hugo, opposant à Napoléon III devenu républicain, est resté neutre, refusant les « excès » de la Commune mais accueillant les exilés.

Tous les autres se sont déchainés, faisant corps avec la bourgeoisie menacée. Normal quand il s’agissait de royalistes ou conservateurs… Plus étonnant d’un Flaubert critique du conformisme social bourgeois mais qui se révèle anti-peuple « ah quelle immorale bête que la foule ! » (extrait d’une lettre à George Sand). Ou de Zola, George Sand ou Alphonse Daudet.

Le journaliste Ernest Feydeau (père du dramaturge) écrit : « Messieurs les ouvriers, par cela seul qu’ils caressaient mieux la bouteille que le travail, et se lavaient fort peu les mains […] se sont mis en tête que tout leur était dû, leur appartenait sur la terre. »

On ne peut s’empêcher de penser, en lisant cette prose fielleuse et débectante, à certaines sorties d’éditorialistes à l’époque des Gilets jaunes présentés alors comme tous « alcooliques, racistes, etc. ».

La bourgeoisie a toujours pu compter sur ses « chiens de garde » (selon la formule de Paul Nizan, écrivain proche du PC), à l’époque de la Commune comme aujourd’hui !

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Il y a 150 ans : la Commune de Paris