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SNCF

Catastrophe ferroviaire en Alsace : Accuser d’abord, comprendre ensuite

Mis en ligne le 9 décembre 2015 Convergences Entreprises

Samedi 14 novembre, un TGV d’essai a déraillé près d’Eckwersheim en Alsace : 11 morts, 42 blessés. Une terrible catastrophe qui n’a pas fait la Une des médias parce que ce samedi-là, le pays tout entier était sous le choc des attentats à Paris et Saint-Denis.

En Alsace, la SNCF et une de ses filiales, Systra, effectuaient des essais de sur-vitesse pour la mise en service d’un nouveau tronçon de la LGV qui relie Paris à Strasbourg. Avant même d’obtenir de la direction de la SNCF les premiers résultats d’enquête, le directeur de cabinet du préfet d’Alsace évoquait une vitesse excessive de 360 km/h pouvant être à l’origine du déraillement. De telles vitesses ne sont pas anormales pour des essais de sur-vitesse puisque ceux-ci consistent justement à dépasser la vitesse limite (320 km/h) de 10 %.

Guillaume Pépy, le président de la SNCF, a de son côté accusé les cheminots d’avoir fait monter des invités à bord de la rame, s’étonnant même de la présence de quatre mineurs. « Il ne s’agissait pas d’une circulation touristique » a-t-il clamé, une attitude bien hypocrite quand on sait que ce genre de pratique est très courante à la SNCF, connue voire favorisée par la hiérarchie qui s’en sert de vitrine publicitaire : on invite les familles !

L’enquête est en cours. Mais crier tout de suite « haro » sur le conducteur, c’est d’abord une façon pour Guillaume Pépy de remettre en cause le professionnalisme des cheminots, ensuite et surtout une manœuvre minable pour ne pas parler des vraies causes de l’accident.

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Numéro 102, novembre-décembre 2015

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