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DOSSIER : COP 21 : avec de tels sauveurs, la planète est mal barrée

COP 21 : Avec de tels sauveurs, la planète est mal barrée

Mis en ligne le 9 décembre 2015 Convergences Société

Le déploiement policier autour de la COP 21 et autres interdictions ne nous ont pas épargné la propagande moralisatrice. Tous responsables, tous sur le banc des accusés, le chômeur, l’ouvrier, mais moins souvent le PDG. Coupe l’eau quand tu te brosses les dents, roule à vélo, achète bio, change tes habitudes, salaud de consommateur-pollueur.

Toute une campagne de com’ qui a réuni au Bourget 150 chefs d’État et des dizaines de représentants de multinationales : bienvenue aux va-t-en-guerre qui s’arrachent le pétrole du Moyen-Orient, qui sabrent les budgets des services publics pour subventionner Total. Bienvenue aux sponsors de la COP 21, parmi les plus gros pollueurs de la planète.

Bienvenue à EDF et à GDF Suez, par exemple, tous deux partenaires de l’événement, qui possèdent tout ou partie de 46 centrales à charbon. EDF démantèle les quelques-unes qui restent en France, trop vieilles pour investir dans leur modernisation. Ce qui n’empêchera pas EDF de continuer à exploiter celles des autres pays pendant les 40 prochaines années, d’après ses propres projections.

Bienvenue également au sponsor SNCF, dont le « train du climat » a sillonné les villes de France pour faire la morale. Dans le même temps, la SNCF poursuit une politique qui a pour principe le report continu du rail vers la route. Depuis l’ouverture à la concurrence du transport des marchandises en 2003, les volumes transportés par le ferroviaire ont été divisés par trois. Sans compter la loi Macron qui autorise désormais les cars à concurrencer les lignes ferroviaires existantes. Un exemple de gâchis social et écologique sur tous les plans : des investissements ferroviaires lourds au départ mais laissés à l’abandon, un report vers un mode de transport moins sûr, moins confortable et plus polluant, et tout ça pour faire baisser le coût du travail !

Avec de tels sauveurs, la planète est mal barrée. Le pire serait que leur cirque sécuritaire, militariste et moralisateur nous fasse oublier que l’humanité est confrontée à de dramatiques problèmes écologiques, dont le réchauffement climatique, et qu’ils en sont les seuls et uniques responsables… et demain peut-être les seuls et uniques bénéficiaires.

29 novembre 2015

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Numéro 102, novembre-décembre 2015