Si Poutine a fait inscrire dans le marbre de la constitution de la Fédération de Russie, par adoption d’amendements à la Douma le 10 mars, une référence à la « foi en Dieu » (et refusé d’y porter l’autorisation du mariage homosexuel), ledit bon dieu semble avoir puni celui qui se prend presque pour l’Éternel. La révision de la constitution, visant essentiellement à donner à Poutine la possibilité d’encore deux mandats au-delà de 2024 (davantage pour mettre des bâtons dans les roues de ses éventuels rivaux que pour s’assurer de régner jusqu’à 2036), est en passe d’être bousculée pour cause de coronavirus qui rend difficile d’organiser ce référendum-plébiscite du 22 avril devant l’entériner.

