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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 13, janvier-février 2001

Editorial

Tous ensemble Pour que les attaques patronales ne passent pas l’hiver !

Mis en ligne le 1er février 2001 Convergences Politique

La France est heureuse ! Celle qui gouverne du moins. La croissance persiste, le chômage baisse, « les ménages » consomment. Ce qui n’empêche pas les patrons de pleurer la bouche pleine. Comme d’habitude.

Le MEDEF a réussi son hold-up sur les cotisations chômage, avec ce PARE qui a fustigé les chômeurs comme responsables de leur situation et vise à leur faire accepter des emplois sous-payés et déqualifiés sous peine de suppression d’allocations.

Le MEDEF s’attaque à la médecine du travail, voudrait rendre les salariés responsables de leurs maladies professionnelles comme des accidents du travail et prépare d’autres sales coups contre l’assurance maladie.

Le MEDEF s’attaque aux retraites. Si ses vœux étaient exaucés, il faudrait cotiser 45 ans et envisager une retraite pleine à 65 ans voire 70 ans ! Rien que ça ! Le patronat voudrait payer toujours moins pour les retraites. Il voudrait surtout pousser les salariés vers des retraites privées et autres fonds de pensions. Soit alimenter de milliards supplémentaires ses propres circuits financiers.

Ce sont autant de volets de la même offensive pour diminuer le coût du travail et maintenir la pression contre les salaires. Ce à quoi le gouvernement a largement aidé, en particulier avec sa loi des 35 heures qui a surtout eu pour effet, par-delà la flexibilité offerte aux patrons, de justifier modérations ou blocages des salaires. L’Etat-patron cherche de son côté à imposer aux agents de la fonction publique le même blocage.

Le message est clair : la croissance est pour les profits et les actionnaires, pas pour ceux qui produisent les richesses ! Et la dernière attaque contre les retraites est telle que toutes les confédérations syndicales appellent à une journée d’action le 25 janvier, dont il dépendra des travailleurs eux-mêmes qu’elle soit massive et pas sans lendemain. Car les directions confédérales qui ont jusque-là laissé faire quand elles n’ont pas approuvé le gouvernement, méritent toute notre défiance.

A fortiori les partis de la gauche gouvernementale. Pour les élections municipales de mars, PS, PC et Verts osent encore appeler les travailleurs à voter « contre la droite ». Leur politique nationale comme leur gestion municipale, témoignent pourtant de leur allégeance aux intérêts capitalistes et à la course aux privatisations de services publics nationaux et municipaux. En quelques années, un trust comme Vivendi s’est déployé dans les services municipaux de l’eau, de la restauration et des transports avec la bénédiction des élus de gauche comme de droite. Et on cherche d’où il tire l’audace de réprimer et frapper aujourd’hui ses salariés, ceux des transports urbains de Rouen mobilisés pour leurs salaires.

Dans ces élections, la Ligue Communiste Révolutionnaire et Lutte Ouvrière se présenteront en ordre dispersé – nous avons déjà eu l’occasion d’en débattre dans ces colonnes. Quoi qu’il en soit, il est à souhaiter que dans le maximum de communes, l’électorat populaire et ouvrier se saisisse de l’occasion d’infliger à la gauche gouvernementale le camouflet qu’elle mérite et dont le patronat lui-même sentira le souffle.

Des bulletins de vote ne changeront certainement pas la vie. Mais si les scores des organisations d’extrême gauche sont notables, ce sera en tout cas l’encouragement à la contre-offensive nécessaire des travailleurs et des chômeurs.

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