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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 72, novembre-décembre 2010 > L’automne chaud de 2010

L’automne chaud de 2010

Toulouse : grosses manifs et succès des blocages

Mis en ligne le 5 décembre 2010 Convergences Politique

À Toulouse comme partout grand écart entre les chiffres des syndicats (jusqu’à 160 000 manifestants… dans une agglo de moins d’un million d’habitants) et de la police (maxi 35 000). Mais, de l’avis de tous, les manifestations « nationales » étaient très importantes. Avec, en plus, deux manifestations « départementales » à l’appel de toutes les UD les jeudis 14 et 21 octobre, moins nombreuses, mais dynamiques et ayant surtout permis de faire le lien avec le mouvement lycéen qui s’est bien développé les deux semaines précédant les vacances de Toussaint.

Les étudiants, eux, ont été assez peu nombreux dans les manifestations, malgré les « blocages » d’université votés à plusieurs reprises (par des AG de plus de 1 000 à l’université du Mirail), ou peut-être à cause de ces blocages qui entraînaient des fermetures démobilisatrices.

Cheminots, éboueurs… et un hôpital psy en grève

La grève reconductible a été massive chez les roulants à la SNCF (et aussi au triage de Saint-Jory) puis chez les éboueurs (trois dépôts sur cinq bloqués pendant deux semaines). Mais elle n’a pas pris dans l’Éducation Nationale (malgré l’appel départemental du SNUIPP, au sein duquel la tendance Ecole Emancipée a de nouveau emporté la majorité lors des élections internes). Pour le secondaire, le SNES s’était quant à lui contenté de dépôts de préavis. Elle a été longue mais minoritaire au Conseil général et aux Impôts. Sans oublier l’hôpital psychiatrique Marchant qui en est aujourd’hui 27 novembre à son 37e jour de grève (avec une tente devant l’entrée) contre le manque de personnel et la politique « tout sécuritaire ».

Aucune action concrète pour étendre la grève n’a été organisée par ces grévistes (sauf ponctuellement dans l’Éducation Nationale où la très petite minorité de grévistes a visité quelques écoles et collèges (beaucoup moins qu’en 2003…).

Initiatives interprofessionnelles locales

Au niveau « interpro », pas d’AG organisées. Mais des rassemblements et des diffusions de tracts organisés surtout par le « collectif » des entreprises de la zone Mirail-Basso Cambo (Thalès, Freescale, Continental, Météofrance, Impôts, Carsat [ex-CRAM]…) qui palliait ainsi l’inaction de l’UL-CGT du Mirail. Ce collectif non reconnu par l’UD-CGT a été source de quelques bisbilles mais a permis le succès de plusieurs initiatives : barrages filtrants avec diffusion de tracts devant Freescale et ailleurs ; un rassemblement un midi avec des prises de paroles de syndicalistes des différentes boîtes et administrations.

Par ailleurs, une diffusion à une porte d’Airbus (où même les journées nationales étaient très peu suivies, sauf l’unique fois où FO a appelé sur l’insistance de Mailly) a eu lieu à l’initiative de militants de boîtes sous-traitantes, mais en l’absence des syndicats d’Airbus.

600 salariés de tous secteurs pour un blocage à 4 heures du matin

Mais ce qui a bien marché, ce sont les actions au petit matin, sous l’égide des UD, pour bloquer l’aéroport ou la zone logistique Eurocentre. Ainsi, à Eurocentre, quelques jours après une tentative de blocage du dépôt de pétrole, ce sont quelque 600 personnes qui se sont retrouvées à 4 heures pour bloquer les camions : il y avait des gens d’Air France, de boîtes du privé, des cheminots, des professeurs, des postiers, des traminots..., SUD, CGT, FSU, FO et CFDT, et même quelques UNSA. Le blocage de l’aéroport a, lui aussi, été massif. Il y eut également, en appui aux syndicats de traminots, des blocages réussis des dépôts de bus. Dans tous les cas, l’ambiance a plu à tous. Ces actions ont sans doute maintenu le moral des grévistes en reconductible mais n’ont pas entraîné l’extension de cette grève.

Félix RODIN

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