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Archives > Des séries à voir et à discuter autour de soi

Snowpiercer

Mis en ligne le 19 juin 2020 Culture

Une série post-apocalyptique américaine créée par Josh Friedman et Graeme Manson.

Face au réchauffement climatique, les gouvernements ont choisi de refroidir la planète en projetant dans l’air des aérosols. Sans en contrôler les conséquences. La température chute, le monde se retrouve gelé et l’humanité, menacée.

Un milliardaire, M. Willford a construit un train géant de 1001 wagons, une arche de Noé sur rails en quelque sorte. Son mouvement perpétuel permet de fournir l’énergie nécessaire à ceux qui ont survécu et ont trouvé refuge dans ce train. Plus exactement, il a conçu ce train pour les milliardaires qui ont investi dans son projet, et qui sont logés dans la très luxueuse première classe. Les deuxième et troisième classes servent à loger le personnel qui leur est nécessaire. À l’image de la société, tout est organisé pour le confort et le bien-être de la première classe, et celle-ci sait s’organiser pour défendre ses intérêts. Rejoindre la deuxième classe (jamais la première), est le mirage de l’ascension sociale promis à la troisième classe. Il y a aussi les exclus, les « sans-classes », ceux qui sont montés de force dans le train au moment de son départ, qui n’ont plus jamais vu la lumière du soleil depuis et sont logés dans le taudis des wagons de queue, prévus initialement pour stocker les réserves. Ils sont séparés hermétiquement par la force et l’administration du train.

Sept ans après le départ du train, un meurtre particulièrement macabre est commis dans le train. Un ancien inspecteur de police, qui s’est retrouvé parmi les sans-classes, est choisi pour mener l’enquête qui va le mener d’un bout à l’autre du train, des taudis de l’arrière au luxe des premières.

À l’origine, une excellente BD par Jaques Lob et Jean-Marc Rochette, publiée en 1983-1984, Le transperceneige, adaptée en film [1], et désormais en série sur Netflix (en cours de diffusion). Lutte des classes, nature de l’État, racisme, mais aussi rôle de la religion et révoltes : on attend avec impatience la suite !

Clive Winnick


[1Critique du film en 2013 dans Convergences révolutionnaires : Films

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