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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 128, septembre-octobre 2019 > DOSSIER : Crise écologique, leurs solutions et les nôtres

DOSSIER : Crise écologique, leurs solutions et les nôtres

Quelques chiffres

Mis en ligne le 17 septembre 2019 Convergences Société

  • Anthropocène ou Capitalocène ? Entre 1800 et 2000 on passe de un à six milliards d’individus sur la planète, alors que la consommation d’énergie est multipliée par 40 et le capital par 134 (d’après Thomas Piketty). Le problème n’est donc pas démographique [1].
  • L’impact des individus est toujours surévalué. Aux États-Unis, la production de déchets ménagers annuelle est de 750 kg, soit 2 kg par jour et par personne. Si maintenant on divise le total des déchets, y compris industriels, par le nombre d’habitants, on arrive 16 400 kg par personne et par an, soit 45 kg par jour et par personne.
  • Émissions de gaz à effet de serre par secteurs en France en 2017 : industrie manufacturière 18 % ; agriculture 19 % ; déplacements en voiture et deux-roues 15 % ; transports en poids lourd et utilitaire 12 % ; transformation d’énergie (production d’électricité, raffinage du pétrole) 11 % ; logement (construction et chauffage) 12 %.
  • Consommation intérieure d’énergie primaire en France en 2016 : combustibles fossiles 47,7 % (28,5 % de produits pétroliers, 15,7 % de gaz naturel, 3,5% de charbon) ; électricité primaire nucléaire 43 % ; énergies renouvelables 10,7 % (7,4 % biomasse, 2,1 % hydraulique, 1,2 % éolien et photovoltaïque).
  • La seule source de données exhaustives sur l’émission de CO2 par secteur en France est le Centre interprofessionnel technique d’études de la pollution atmosphérique, un syndicat patronal regroupant les entreprises les plus polluantes du pays.
  • En France, les surcoûts de la taxe carbone (sur les budgets automobile et chauffage du logement) représentent en 2019 1,2 % du revenu pour les ménages les plus pauvres (premier décile), et 0,25 % pour le dernier décile. La taxe carbone va encore augmenter jusqu’en 2022 pour représenter 1,8 % des revenus des plus pauvres contre 0,3 % pour les plus riches, soit un rapport de 1 à 4,5.

Barnabé Avelin


[1Cité par Jean-Baptiste Fressoz, historien, co-auteur, avec Christophe Bonneuil, de L’Événement anthropocène.

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Numéro 128, septembre-octobre 2019

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