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Narcos

Mis en ligne le 1er mai 2020 Culture

Narcos, Drame/Policier/Biographie, 2015, États-Unis, terminée.

3 saisons, 30 épisodes de 45 minutes, Netflix.

En retraçant la montée et la chute de Pablo Escobar, dirigeant du Cartel de Medellín et principal narcotrafiquant de Colombie dans les années 1970-80, Narcos offre une vision historique très détaillée d’un pays coincé entre l’impérialisme américain et une de ses conséquences, le développement du trafic de stupéfiants. Pour une partie de la population vivant dans les bidonvilles, non seulement le narcotrafic est source de revenus, mais il apparaît à travers la campagne politique d’Escobar qui, à l’instar de tous les (autres ?) dirigeants politiques de la bourgeoisie, présente son action comme étant au service des populations, comme aidant à lutter contre la pauvreté : Escobar construit des hospices, écoles et quartiers, et ne manque jamais une occasion d’appeler à la chute des « oligarques » dirigeant le pays, soutenus par les États-Unis.

Les États-Unis, on les retrouve à travers la DEA (Drug Enforcement Administration) et la CIA, qui serviront à tour de rôle la politique extérieure de la bourgeoisie américaine et dont le narrateur de la série et principal protagoniste, l’agent de la DEA Steve Murphy – personnage réel qui a participé comme consultant au scénario de la série faite d’après le livre qu’il a co-écrit avec son collègue Javier Peña sur la traque d’Escobar –, se montrera assez critique en donnant de nombreuses clés contextuelles et historiques. Selon les besoins de la période, la traque d’Escobar amène les agents de la DEA à pourchasser des guérillas communistes, armer des milices d’extrême droite ou encore à soutenir d’autres cartels de drogue concurrents... Bien plus qu’un biopic c’est une plongée version Netflix dans la doctrine Monroe appliquée à la cocaïne.

Paul Levin

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