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DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterré… restent le CNE et la précarité

Nantes : les actions « coups de poing »... de la police et de la justice

Mis en ligne le 25 avril 2006 Convergences Politique

Parti de la fac de Lettres-Sciences sociales en février, le mouvement a commencé par des assemblées d’informations de 80 personnes, pas plus. À la rentrée des vacances, début mars, le blocage des bâtiments est décidé et les AG passent à plus d’un millier de participants. Une organisation en commission, inspirée de l’exemple de Rennes, se met en place et un travail d’information est mené vers les autres sites de l’université. Dans les jours suivants les facs de Staps (Éducation physique), d’Économie, de Droit et enfin de Sciences votent, les unes après les autres, la grève et le blocage. Le 20 mars, ils seront plus de 4 000 étudiants nantais, en AG séparées, à revoter les blocus.

Une fois installé, le mouvement a alors pu se tourner vers les lycées : informations, appel à une AG commune étudiante et lycéenne. À partir du 16 mars, les lycéens rejoignent le mouvement en masse (près de 15 lycées ont été bloqués, y compris des lycées privés comme dans d’autres places dans l’Ouest), redonnant confiance aux étudiants.

Pour se faire entendre, les jeunes se sont lancés dans diverses actions dites « coup de poing ». Le 30 mars, les principaux ponts sur la Loire étaient bloqués simultanément. Le 5 avril, c’était le tour du Marché d’intérêt national d’être paralysé. Preuve que ces actions n’étaient pas mal vues par la population, elles ont aussi permis de collecter de l’argent et de constituer une véritable caisse de grève (entre 800 et 1 000 € récoltés chaque semaine).

S’inscrivant dans un combat contre la précarité (et pas seulement contre le CPE), les jeunes ont toujours avancé l’idée de « convergence des luttes » : des actions communes avec les intermittents ont été menées et la solidarité avec le combat des sans-papiers a été affirmée (notamment lors de la manifestation du 18 mars). Dans ce cadre ils ont évidemment aussi tenté d’étendre le mouvement aux salariés : distributions de tracts aux entreprises, rencontres avec les salariés ou leurs représentants, délégations dans leurs AG, comme à l’usine GDF de Cordemais où des étudiants ont été invités à prendre la parole. Le service de ramassage des ordures de la ville a même été bloqué trois jours durant, à la demande et avec le soutien des travailleurs.

À Nantes, contrairement à d’autres villes, le mouvement n’a guère connu les violences. La répression ne s’est pas moins abattue là aussi : plus de 70 interpellations, 45 gardes à vue et une vingtaine de convocations au tribunal. En réaction une commission juridique s’est constituée, en liaison avec les associations locales (comme la Ligue des droits de l’homme). Son but : recenser toutes les victimes pour ne pas les laisser seules face à l’arbitraire de la police et de la justice.

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Numéro 45, mai-juin 2006

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