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DOSSIER : Premier recul du gouvernement : le CPE enterré… restent le CNE et la précarité

La Sorbonne (Paris) :Cette fois ce sont les flics qui l’ont occupée

Mis en ligne le 25 avril 2006 Convergences Politique

À la Sorbonne (faculté sans étudiants de premier cycle), la mobilisation est encore inexistante au retour des vacances de février. C’est seulement le 3 mars qu’une simple réunion d’information, à l’initiative de quelques militants, se transforme en AG d’environ 120 personnes.

Puis c’est en réponse à la réaction de l’administration, décidant la fermeture du site jusqu’au lundi, que le mouvement s’organise : AG de plusieurs centaines d’étudiants, blocage voté à plusieurs reprises...

L’occupation de nuit, garantissant l’accès aux amphis, est décidée le mercredi 8 mars puis reconduite jusqu’au vendredi soir. Ce jour là, seule une quarantaine d’étudiants sont présents dans la fac, à nouveau fermée administrativement et cernée par la police. Une AG et une manif sont donc organisées à l’extérieur... et 150 étudiants parviennent à entrer à la dérobée. À l’intérieur, des barricades sont dressées devant les entrées et une nouvelle AG se tient dans une ambiance tendue. Mais l’idée qui domine est de résister pacifiquement à toute tentative d’évacuation même si, après la dispersion des manifestants sur la place de la Sorbonne, le service d’ordre improvisé ne peut empêcher le jet de projectiles sur les CRS (chaises, échelles, extincteurs...) et quelques dégradations matérielles (mobilier, vitres, local de l’Uni, le syndicat de droite...).

La police intervient vers 4 heures du matin, le samedi 11, après que la plupart des occupants ont finalement accepté de quitter la fac un peu plus tôt dans la nuit, sans être interpellés. La volonté, à ce moment là, d’éviter tout dérapage policier est manifeste malgré quelques heurts et les gaz lacrymogènes lors de l’évacuation.

Le lundi, la fac est fermée pour plusieurs semaines et le quartier bouclé par des barrières anti émeutes. Dès lors, les AG ont dû se tenir sur d’autres facs (Tolbiac, Censier, Jussieu...), avec des effectifs en baisse (100 à 200 personnes). Mais les cortèges des manifs sont restés importants et des actions ont été organisées, notamment en direction des salariés (Citroën Aulnay, Snecma...) à l’initiative des militants d’extrême gauche. Par contre, aucun représentant de l’Unef n’a vraiment joué de rôle dans le mouvement, malgré la participation de quelques militants.

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Numéro 45, mai-juin 2006

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