Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 123, décembre 2018 > Marseille en colère

Marseille en colère

Le mépris du maire

Mis en ligne le 8 décembre 2018 Convergences

Le maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a d’abord justifié la catastrophe par la pluie qui tombait depuis plusieurs semaines. Après avoir laissé un message des plus douteux à la suite de la catastrophe (« Je suis effondré »), il a interpellé un élu local communiste, Christian Pellicani, en lui disant : « Alors, vous n’êtes pas sous les décombres, Christian ? »

Il a ensuite affirmé n’avoir aucun regret sur la politique menée sur la ville depuis 23 ans qu’il est maire, dont son projet de « Grand Centre Ville » est le clou. Au programme notamment : un hôtel quatre étoiles sur la Canebière, à deux pas du quartier de Noailles dont il entend bien expulser les pauvres. À deux pas de là, sur la place Jean Jaurès, surnommée la Plaine, avait lieu trois fois par semaine un marché populaire, on y trouvait un terrain de pétanque, des jeux pour enfants, des bancs et des tables pour piqueniquer. Elle est en cours de réaménagement pour en faire un lieu attrayant pour les touristes et y valoriser l’immobilier. Et la mairie a dû faire ériger, pour 390 000 €, un mur destiné à protéger les travaux des manifestants qui s’y rassemblent contre le projet.

Du vieux port à la Joliette, en passant par le plus ancien quartier de la ville, le Panier, qui a accueilli plusieurs générations d’immigrés, c’est depuis des années la même politique de délogement des classes populaires.

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article