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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 63, mai-juin 2009

De Toyota à Citroën (93) : mêmes problèmes, mêmes solutions

Mis en ligne le 30 avril 2009 Convergences Entreprises

En mars et en avril la direction de PSA impose aux travailleurs de l’usine Citroën à Aulnay-sous-bois des semaines de 6 jours, des samedis travaillés pour les équipes du matin et des nuits du dimanche pour l’équipe de nuit (qui travaille normalement du lundi soir au samedi matin). Des heures supplémentaires pour satisfaire les commandes allemandes boostées par la prime à la casse, explique la direction… Mais c’est du travail gratuit donné au patron, en vertu des accords de flexibilité et sur le chômage partiel : à PSA il est indemnisé à 100 % du net, disposition arrachée par une grève à Aulnay en 2005, mais la direction peut imposer des récupérations sur trois ans ! Avec les dégâts pour les week-ends et la santé qu’on peut imaginer. Pour la nuit, la direction pousse le vice encore un peu plus loin : elle décide de remplacer des nuits mordant sur les jours fériés par des nuits du dimanche, pour économiser les majorations d’heures fériées !

Mais certains se rebiffent : alors qu’en équipe du matin et de l’après-midi beaucoup de travailleurs semblent plutôt résignés, en nuit une centaine de travailleurs du montage (le tiers de l’effectif ouvrier) débrayent et manifestent dans les ateliers pendant trois heures dans la nuit du vendredi 17 avril. Puis, le lundi, tombe la bonne nouvelle : les grévistes de Toyota ont arraché un paiement du chômage partiel à 95 % du net, sans qu’il y ait de dispositif de récupération. Alors pourquoi pas nous ? La CGT appelle à un débrayage pour le début de la nuit.

La direction aurait-elle senti le vent du boulet ? À 15 heures elle convoque un CE exceptionnel et annonce tout de suite l’annulation des nuits du dimanche ! Une victoire pour ceux de nuit, qui en annonçait une autre : le jeudi 23 avril 80 % des 600 travailleurs de l’usine Citroën de Saint-Ouen se mettent en grève contre les samedis obligatoires (pour certains 4 samedis sont programmés par mois !). Les équipes débrayent les unes après les autres, et c’est dans la nuit que la direction fait des concessions. Les grévistes reprennent le travail après avoir obtenu la limitation des samedis à un seul par mois, le relèvement d’une prime mensuelle, le paiement de toutes les heures de grève.

Alors à qui le tour ? D’autres travailleurs du groupe PSA entreront-ils en lutte pour obtenir la fin des samedis et des dimanches obligatoires ? le paiement à 100 % du chômage partiel sans aucune récupération ? Et pourquoi pas en profiter pour contester également les accords de flexibilité ?

24 avril 2009, B. R.

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Numéro 63, mai-juin 2009

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