Aller au contenu de la page

Attention : Votre navigateur web est trop ancien pour afficher correctement ce site internet.

Nous vous recommandons une mise à niveau ou d'utiliser un autre navigateur.

Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 75, avril-mai 2011 > DOSSIER : Le nucléaire en question

DOSSIER : Le nucléaire en question

De Courrières à Bhopal : Il n’y a pas que le nucléaire qui tue

Mis en ligne le 22 avril 2011 Convergences Société

Depuis la révolution industrielle, les catastrophes ont été innombrables.

L’exploitation du charbon a été particulièrement meurtrière. Le 10 mars 1906, à Courrières, un coup de grisou dévasta 110 kilomètres de galeries et fit 1 099 morts. Des catastrophes du même genre continuent à faire chaque année des milliers de victimes en Chine, où les mines de charbon sont souvent exploitées en dehors de toute réglementation et tout contrôle.

Mais la plus grande catastrophe industrielle de l’histoire, hormis Tchernobyl, fut celle de Bhopal, avec l’explosion d’une usine de pesticides appartenant au trust Union Carbide, le 3 décembre 1984 en Inde. 3 500 morts au moment même de l’accident, selon les chiffres « officiels » et 20 000 à 25 000 selon les associations de victimes. Aucune dépollution du site n’a été entreprise ni par le gouvernement indien, ni par Union Carbide.

Au nombre des grandes catastrophes chimiques : celle de Seveso, le 10 juillet 1976, en Italie : le nuage toxique fit 193 victimes [1], surtout des enfants et il fallut abattre 70 000 têtes de bétail. Cette catastrophe devait entraîner l’adoption de la réglementation dite Seveso, qui prévoit en particulier des périmètres de sécurité autour des entreprises ainsi classées. Des directives bien loin d’être respectées, par exemple quand on trouve une école en pleine zone Seveso, à côté de la raffinerie Total de la Mède.

Les raffineries et dépôts pétroliers constituent en effet un des autres grands secteurs à risques : la catastrophe de Feyzin fit ainsi 18 morts le 4 janvier 1966. L’explosion d’AZF le 21 septembre 2001 à Toulouse, 30 morts, 2 500 blessés. Des accidents et catastrophes de ce genre ont lieu dans presque tous les pays du monde, y compris les plus riches, par exemple à Toronto au Canada en 1979, à Taft aux États-Unis en 1982, et même en Suisse, à Bâle en 1986… L’opacité et la loi du silence que font régner les patrons de la pétrochimie sur les risques et les conditions de travail sont tout à fait comparables à ceux du nucléaire, même en tenant compte des dangers spécifiques à ce dernier.

G.R.


[1Sans compter une « victime » indirecte : le patron de l’usine exécuté en représailles par les Brigades rouges…

Mots-clés :

Imprimer Imprimer cet article Réagir Réagir à cet article

Abonnez-vous à Convergences révolutionnaires !

Numéro 75, avril-mai 2011