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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 49, janvier-février 2007

Dans notre courrier

Mis en ligne le 18 janvier 2007 Convergences Politique

Pourquoi ne faites-vous pas partie du rassemblement antilibéral ?

Bonjour, en lisant la page « qui sommes-nous » de votre site, il est dit : « Parmi ces divergences (les vôtres vis-à-vis de la majorité de LO) il y a notre volonté de rechercher systématiquement l’action commune avec les autres militants et groupes d’extrême gauche, chaque fois qu’il existe un accord politique. »

J’aimerais alors savoir pourquoi vous ne faites pas partie du rassemblement antilibéral actuel ? (Cette demande est personnelle.)

Apparemment rien n’est dit là-dessus sur votre site ou celui de LO.

Merci.

R. D., adhérent du PCF de Dijon, signataire du rassemblement antilibéral et pour une union présidentielle entre les partis d’extrême gauche et le rassemblement antilibéral actuel.


Nous ne sommes pas antilibéraux mais communistes révolutionnaires. Nous ne partageons donc pas les bases politiques et les objectifs du « rassemblement antilibéral », qui regroupe une majorité de courants qui n’entendent pas combattre le capitalisme mais seulement son aspect libéral. Nous ne pensons pas pouvoir constituer un même parti ni un même mouvement avec eux. Et, par exemple, nous ne pensons pas pouvoir nous présenter en commun avec eux aux élections (ce qui est l’objectif essentiel de ce rassemblement antilibéral) alors que nos programmes sont radicalement différents.

En revanche nous sommes tout prêts à l’action commune dans les luttes avec tous ceux, y compris évidemment tous ceux dudit rassemblement antilibéral, qui partagent l’objectif de ces luttes. De telles occasions ont été nombreuses ces derniers temps : contre le CPE, contre les expulsions d’immigrés, celles de locataires, ou encore les innombrables grèves ou manifestations des salariés. C’est là qu’on peut juger de notre véritable volonté ou pas de rechercher l’action commune. C’est là, croyons nous, que nous avons démontré, dans la mesure de nos forces évidemment, notre volonté de faire correspondre nos professions de foi et notre activité.





Votre opinion sur les mouvements régionalistes ?

Merci pour la « particularité locale », camarades ! J’aimerais bien savoir ce que vous pensez de l’opinion de la majorité sur les mouvements du type SLB, Emgann ou autres (USTKE, STC...) ? (C’est-à-dire une très, très franche hostilité !) Est-ce que vous avez une position différente ?


Le courriel ci-dessus a été suscité par une petite phrase du dossier sur le mouvement anti-CPE du numéro 45 de Convergences Révolutionnaires. L’article Rennes : La fac où le mouvement a commencé... et fini citait en effet parmi les organisations étudiantes le SLB (Sindikad Labourerien Breizh) [1], une particularité locale... Ainsi sommés de nous expliquer par un lecteur que nous supposons tout particulièrement attaché à la culture bretonne et qui nous y suppose opposés, nous nous prononçons dans sa langue.

Kameraded gér,

Ne vé ket laket én her soñj devoud ur stad dishañval ag el lod muiañ ahanoh LO a-zivoud en emsaùed rann-vro. Ne gonzam ket ag un énebieh disklériet ! A dra sur éh eus kudenneù en Nasion hag é vé red dom obér er péh e zo rekis ! Mes ne gredam ket hag éh eus, hiniù en dé, ur gudenn a mod-sé én ur gomz doh treù Breih : ur spered ijinus e zo red d’unan benak aveid lared éh eus ur waskereh ar ur bobl vreton ged ur bobl a vro Frañs !

Ma vé tud aveid dihuen seùénadur ur rann-vro (istoér, yéh, ard ha treù sord-sé), éma gwir groñs geté (ne vern soñj en hani e skriù el linenneù-man hag en deus hoant de lared éh eus ur vank a zigoradur ar er bed...). De laret é n’en dé ket pennkaoz d’en dra-sé trawalh aveid moned de seùel kevrédigéhieù bolitik pé sendikadeù arall de zihuen er péh kredet geté hag a eneb d’er ré ne soñj ket elté.  [2]


[1Syndicat des travailleurs bretons

[2Cher camarade,

Nous ne pensons pas avoir sur la question des mouvements régionalistes une position différente de la majorité de LO (qu’il est d’ailleurs exagéré de qualifier de « franche hostilité »). Bien sûr il existe des « questions nationales », et il y a des situations où l’on ne peut pas en faire l’économie. Mais nous ne croyons pas du tout que cette question se pose dans le cas breton : il faut beaucoup d’imagination pour voir aujourd’hui une oppression d’un « peuple breton » par un « peuple français » !

Que des gens veuillent défendre, sur le plan culturel, une langue ou une tradition régionale, nous leur en reconnaissons évidemment le droit le plus absolu (même si, à titre personnel, l’auteur de ces lignes trouve que cela manque parfois un peu d’ouverture sur le grand large...). Mais ça ne nous semble pas une raison pour inciter les travailleurs à s’organiser à part, politiquement ou syndicalement, autour de cette question, c’est-à-dire en général contre ceux qui ne partagent pas ces centres d’intérêt.

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