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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 135, janvier 2021

Un sujet pour le prochain bac Blanquer : « Gouverner, c’est prévoir : commentez. »

Mis en ligne le 14 janvier 2021 Convergences Politique

À écouter Blanquer, les contaminations en milieu scolaire resteraient très faibles ! En novembre, ses affirmations avaient largement été contredites par les médias. Il annonçait 3 528 cas positifs entre les 2 et 5 novembre quand Santé publique France, établissement sous tutelle du ministère de la Santé, en comptabilisait 26 235 (chez les 10-19 ans) dans la même période. Blanquer continue de présenter une réalité déformée puisque son administration n’a ni la consigne ni les moyens de faire remonter des chiffres exacts. Et peu importe si des scientifiques alertent sur ce fameux « variant anglais » du virus considéré comme bien plus contagieux, notamment chez les jeunes.

Des annonces non suivies d’effets

Pour ce qui est de la gestion de la crise sanitaire, Blanquer fanfaronne sur les tests massifs qui seraient réalisés dans l’Éducation : un million de tests pour janvier. Du sérieux dès qu’on parle en millions. Las, le même chiffre avait été annoncé en novembre… et 10 000 tests seulement ont été réalisés. De quoi souligner le manque de personnel disponible (infirmières et médecins scolaires sont en nombre insuffisant de manière chronique) et de moyens mis en œuvre.

Quant à la campagne de vaccination, elle est à l’image de ce qui se passe au niveau national. Blanquer a d’abord annoncé que les enseignants seraient vaccinés fin janvier, puis en mars, ou plutôt en avril. Le 10 janvier sur RTL, c’était repoussé encore au « courant du premier semestre »… autant dire avant les vacances d’été. Rassurons-nous, quand on en sera à vacciner la population active, les enseignants seront « parmi » les premiers concernés. Tout est dans le « parmi ».

Allègement du protocole dans les lycées ?

Dans les lycées, passés pour 80 % d’entre eux à un fonctionnement en demi-groupes en alternance, les pressions se font sentir pour accueillir de nouveau les classes de terminale à temps complet, à cause de l’angoisse qui monte face à l’approche des épreuves de spécialités du bac en mars. C’est sûr que les élèves sont stressés, car ils ne se sentent pas préparés correctement. Et leurs profs aussi, car ils le savent ! Mais la solution n’est certainement pas de repasser à des classes entières quand la crise sanitaire est toujours là.

Pourtant, si comme vient de l’annoncer Blanquer, les lycées doivent rester à jauge allégée après le 20 janvier (date où la situation devrait être revue) tout en « favorisant » les terminales, qui va se retrouver lésé ? Les élèves de seconde et de première dont la présence serait réduite ? Une inégalité de traitement de plus ?

Blanquer veut « son » bac ! Il refuse d’en reporter les épreuves, se donnant le moyen par décret d’en modifier la date 15 jours avant. Il refuse d’annoncer des aménagements clairs des programmes pour ces épreuves qui sont nouvelles, difficiles et exigeantes. Mais il claironne qu’il pense tous les jours aux lycéens !

Les raisons de faire grève le 26 janvier ne manquent donc pas.

Liliane Lafargue

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Numéro 135, janvier 2021