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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 109, décembre 2016

Éditorial

Présidentielles 2017 : Philippe Poutou, ouvrier et candidat anticapitaliste

Mis en ligne le 8 décembre 2016 Convergences Politique

La candidature de Philippe Poutou, celle de notre parti, le NPA, est non seulement celle d’un militant ouvrier ayant lutté avec ses camarades de travail contre les licenciements à Ford, mais au-delà de lui-même, celle de toute la classe des exploités et des exclus. Des salariés de la métallurgie ou de la chimie, mais aussi de l’aide-soignante, de l’infirmière qui n’ont même plus le temps de transmettre les consignes d’une équipe à l’autre, des femmes et hommes de ménage dans les gares, dans les sociétés sous-traitantes à Renault PSA et ailleurs, des facteurs et des guichetiers, des intérimaires, des CDD, des prestataires, des précaires, des travailleuses et travailleurs condamnés au chômage ou jeunes qui ne trouvent pas d’emploi… C’est celle de tous ceux qu’on n’invite jamais pour parler de leurs problèmes dans les débats. C’est leur voix que Philippe compte porter dans cette campagne électorale. Pas seulement leur voix, mais leurs espoirs, leur combattivité et leur détermination.

Un programme de sauvegarde du monde ouvrier, chômeurs, précaires et retraités compris

Il s’agit de faire face au rouleau compresseur des attaques patronales et gouvernementales. Le monde du travail est toujours sous le coup d’une vague de restructurations, fermetures de sites, plans de suppressions de postes et de licenciements. La liste des annonces, en un an, est interminable : Areva, STMicroélectronics, General Electric, Vallourec, Servier, Sanofi… Engie, France Télévision, SFR, Alstom, Intel, Philips… Airbus Helicopter, Latécoère…

L’ensemble des salariés sont concernés. Et pas seulement ceux du secteur privé.

Il y a aussi les vastes suppressions de postes dans le secteur public : dans les hôpitaux, à la poste, à la SNCF, sans parler de la grande détresse de l’Éducation nationale, dans les cités et quartiers populaires…

Face à cela, le NPA a des objectifs d’ensemble à proposer, un plan qui se décline en quelques points essentiels :

  • interdiction des licenciements et des suppressions de postes ;
  • partage du travail entre tous sans diminution de salaire ;
  • hausse des salaires, d’au moins 300 euros mensuels pour tous ;
  • embauche définitive des précaires (intérimaires, CDD, prestataires…) ;
  • créations des dizaines de milliers de postes et embauches nécessaires dans les services publics.

Ces revendications du programme du NPA sont autant d’objectifs accessibles dans un contexte de généralisation des luttes. Des résistances, il y en a un peu partout. Dans différents secteurs et régions. À chaque fois, à l’échelle d’un atelier, d’un bureau, d’un service hospitalier, d’un centre de distribution postale, sur une chaîne de montage, un plateau téléphonique, un centre d’appel, une plate-forme logistique… On pourrait prolonger la liste indéfiniment.

Mais ces luttes localisées, parfois dures et longues, qui s’égrainent au fil des semaines et des mois, restent la plupart du temps invisibles. C’est pourquoi l’évidence revient de plus en plus souvent, et à juste titre, chez les salariés combattifs qui cherchent une issue : c’est la convergence des luttes qu’il faut mettre à l’ordre du jour.

Faire se rejoindre les conflits, ne pas les laisser épars, faire converger nos luttes, voilà l’autre volet du programme de sauvegarde de Philippe Poutou.

Un programme internationaliste

La voix de notre candidat, et c’est lié, est également une voix internationaliste, qui s’insurge contre leur Europe des barbelés, mais qui en appelle à une Europe des travailleurs, sans frontières. En tout cas, c’est une voix qui dit aux travailleurs qu’ils doivent se dresser contre la politique nauséabonde du gouvernement français, de refoulement meurtrier des migrants. Nous avons bien plus d’intérêts communs avec n’importe lequel des réfugiés qu’avec l’un de ces politiciens qui jouent à orchestrer la peur. Parmi les réfugiés, bon nombre ont lutté contre leurs dictateurs, et ce ne serait pas du luxe de les avoir à nos côtés, de profiter de leur détermination, de leur courage. C’est donc une voix qui proclame : « Bienvenue aux migrants, bienvenue à nos camarades de combat ». Car notre solidarité sera notre force, la force du mouvement ouvrier.

Pour un monde sans frontières

Ce programme internationaliste en appelle à un monde lui aussi sans frontières, dont les peuples reprendront les révolutions du printemps arabe là où elles se sont arrêtées, qui les rendront permanentes et les mèneront jusqu’au bout, pour que cette fois elles ne soient pas volées à celles et ceux qui les ont faites et ne soient pas massacrées.

Contre les guerres impérialistes

Notre programme internationaliste s’insurge en particulier contre les guerres impérialistes que l’État français mène aux côtés d’autres puissances en ce moment même au Moyen-Orient et en Afrique, non pas vraiment contre le terrorisme comme il le prétend, mais pour se ménager ses propres zones d’influence. Car les Bouygues, Lafarge, Dassault et autres Areva bénéficient de l’assistance militaire de l’État français. Ils peuvent dire merci à Hollande, qui ne se lasse plus de poser en chef de guerre néo-colonialiste.

Autant de thèmes que Philippe Poutou détaillera au cours de la campagne électorale à venir, car il compte bien casser le chœur entonné par tous ces politiciens qui tentent de pallier leur discrédit général par toutes les formes de surenchères nationalistes.


Utopique, un tel programme ? Oui, si l’on s’en tient au seul bulletin de vote. Mais tout à fait envisageable, en termes de rapport de forces, de lutte de classe. Le monde salarié, le monde exploité et opprimé, en France comme ailleurs, est ultra majoritaire dans la population. Et sa force potentielle est immense à partir du moment où il en prend conscience. Voilà ce que le candidat du NPA tient à dire à des millions de travailleurs, lors de la campagne électorale à venir.

28 novembre 2016

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Numéro 109, décembre 2016