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SNCF

À Mulhouse, un meeting de soutien à deux cheminots menacés de radiation

Mis en ligne le 8 décembre 2016 Convergences Entreprises

Le 16 novembre dernier, se tenait à Mulhouse un meeting de soutien à deux cheminots dont l’un est d’ores et déjà « radié des cadres », ce qui signifie purement et simplement licencié par la SNCF, tandis que l’autre est menacé de l’être. Plus de cent personnes, dont une vingtaine de cheminots de la ville, étaient au rendez-vous, avec la volonté commune de dire non à la répression qui s’abat actuellement sur les militants de la mobilisation du printemps dernier contre la loi Travail. Car c’est bien de cela qu’il s’agit.

Après trois mois de grève, la SNCF règle ses comptes

La direction de la SNCF a fait passer ces deux cheminots en conseil de discipline au motif d’une altercation survenue dans un train au retour de la manifestation du 14 juin à Paris. Pour n’importe qui d’autre, l’affaire aurait été vite oubliée. Mais ces deux-là étaient des militants actifs de la grève. De l’avis de leurs collègues, la direction a voulu faire un exemple. Et ils sont loin d’être les seuls à faire les frais de ces procédures disciplinaires qui se multiplient contre des grévistes et militants syndicaux sous des prétextes les plus farfelus.

Se donner les moyens de répondre aux coups

Les travailleurs rassemblés à Mulhouse étaient bien décidés à parler fort. Tour à tour, les intervenants de la tribune, dont Mathieu, un des deux cheminots menacés, un ouvrier militant syndical de Peugeot, un militant du secteur hospitalier, Mickael Wamen (licencié de Goodyear) et Gaël Quirante (du secteur Sud-Poste), ont dénoncé les diverses offensives patronales qui s’abattent aujourd’hui contre les travailleurs de tous les secteurs. Ces militants avaient répondu à l’appel du « Collectif contre la radiation de la SNCF de Christophe et Mathieu » et du comité Goodyear Mulhouse, pour dire leur soutien aux deux cheminots de Mulhouse dont le cas est loin d’être isolé. Partout où ils le peuvent, les patrons, dont ceux de la SNCF, cherchent à décourager voire briser la combativité. Ce climat de règlement de comptes voudrait nous désarmer au moment où pas une semaine ne se passe sans l’annonce d’un plan de licenciements. Comme l’a rappelé le camarade de Peugeot, de la tribune : « Pour les mois à venir et d’ici fin 2017, il s’annonce la suppression de plus de 200 000 emplois : 22 000 dans les hôpitaux, 7 000 à la SNCF, 7 000 à la Poste, des dizaines de milliers chez les territoriaux, 30 000 dans l’aide sociale, et des milliers dans le privé ». Dans ce contexte d’attaques répétées, les participants au meeting, forts de s’être retrouvés, ont affirmé qu’ils n’avaient pas l’intention de baisser la tête. Et comme l’a souligné l’un d’entre eux, « ça redonne la pêche de voir des gens qui veulent qu’on continue à se battre ».

Sous les applaudissements, les participants se sont quittés avec l’envie de continuer à résister. Ce qui ne se fera pas seulement en parlant fort : le 25 octobre, plusieurs dizaines de cheminots se sont déjà mis en grève pour soutenir l’un de leurs deux camarades menacés, dont le cas était examiné au CE. Le vote du CE n’a pas validé la décision odieuse de la direction, mais il n’est que consultatif. Pour la suite, c’est surtout sur nos luttes qu’il va falloir compter pour nous protéger des vengeances patronales mesquines et contre-attaquer en misant sur notre nombre et notre organisation. ■

21 novembre 2016, Claude KIRCH

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Numéro 109, décembre 2016

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