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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 18, novembre-décembre 2001

Pour que vive Convergences révolutionnaires

Mis en ligne le 1er décembre 2001 Convergences Politique

Ce numéro 18 de Convergences révolutionnaires, novembre-décembre 2001, marque un nouveau départ dans l’existence de notre revue. Depuis trois ans en effet, et pendant dix sept numéros, celle-ci a été à la fois la marque et le produit de la collaboration entre la Fraction de Lutte Ouvrière et des camarades de la Tendance Révolution ! de la LCR (tendance dissoute maintenant).

En trois ans nous avons eu maintes occasions de justifier dans la pratique les raisons d’être de Convergences révolutionnaires : d’une part discuter les problèmes rencontrés par les communistes révolutionnaires, de divers courants, dans leurs activités militantes quotidiennes, en premier lieu dans les entreprises ; d’autre part défendre la politique qui corresponde aux intérêts du monde du travail, qui devrait, à notre avis, être celle de l’extrême gauche toute entière et pourrait donc être le fondement de l’unité dans l’action de cette extrême gauche, en premier lieu évidemment de LO et de la LCR.

Un bilan positif...

Le bilan de ces trois années d’existence est loin d’être négatif, même s’il n’a rien de fantastique, et même si nos deux organisations, LO et LCR, sont loin d’avoir toujours répondu à nos attentes. Elles l’ont fait parfois. Par exemple en constituant une liste commune lors des élections européennes, sur la base d’un programme de classe, en rupture nette et claire avec la gauche gouvernementale. Depuis des années la Fraction de LO comme la Tendance Révolution ! préconisaient ce rapprochement sur cette base, que pour des raisons différentes les majorités des deux organisations soit disaient impossible soit ne voulaient pas. Ce printemps encore notre collaboration a permis l’intervention en commun de militants de la Fraction et de la LCR, pour contribuer à ce que autour des travailleurs de Lu-Danone il y ait au moins une tentative d’organiser la réaction d’ensemble qui serait nécessaire et indispensable face à la vague des licenciements.

Aujourd’hui, il est vrai, LO et la LCR semblent aussi éloignées qu’elles l’étaient avant leur rapprochement à l’occasion des élections européennes. Qu’elles aillent aux prochaines élections présidentielles et législatives de 2002 chacune de leur côté et en concurrence l’une contre l’autre est le symbole et la mesure de cet éloignement.

De cette situation, les camarades de la LCR qui collaboraient à Convergences révolutionnaires jusqu’ici ont déduit que l’entreprise n’était plus possible, voire n’était plus utile.

C’est à nos yeux un étrange paradoxe. Au moment où LO et la LCR se rapprochaient, nous avions ensemble estimé qu’une revue se donnant pour but d’explorer les possibilités d’activités communes et de donner l’exemple d’une collaboration avait sa raison d’être. N’est-ce pas alors au moment où les communistes révolutionnaires s’éloignent encore davantage les uns des autres qu’il convient que certains d’entre eux continuent à chercher et défendre les bases sur lesquelles l’action commune pourrait se poursuivre ?

Pour la Fraction de LO, c’est en tout cas la conclusion qui doit être tirée de la situation actuelle. Une organisation communiste révolutionnaire ne se doit pas seulement d’élaborer une politique qui corresponde aux intérêts de la classe ouvrière. Dans une situation de dispersion du mouvement trotskiste et révolutionnaire, et pour l’efficacité de sa propre action, elle se doit aussi de tenter d’attirer sur cette politique les autres groupes et leurs militants. LO craint que la LCR ne retourne à ses vieux démons et cède à nouveau à la tentation de mésalliance politique avec tout ou partie de la gauche pro-gouvernementale ? Elle se devrait de peser de tout son poids, par ses critiques mais aussi ses propositions, pour l’empêcher. C’est pour notre part le manque de volonté en la matière que nous reprochons à notre organisation, dont la Fraction partage par ailleurs l’orientation politique fondamentale.

...qui nous incite à continuer

Nous regrettons la décision des camarades de feu Révolution ! Mais, même si ces camarades avec qui nous avons établi de précieux liens d’amitié et de collaboration nous font défaut, ce que nous espérons momentané, nous ne renonçons pas à la tâche entreprise, qui nous semble toujours d’actualité, sinon plus encore.

C’est pour cela que Convergences révolutionnaires continue sous la seule responsabilité de la Fraction de LO. Cela ne signifie nullement que nous excluons les collaborations avec des camarades appartenant à d’autres organisations ou d’autres courants qui partageraient les buts que nous nous donnons avec cette revue.

Nous pensons que le public qu’elle a trouvé, encore trop restreint mais tout de même assez nombreux pour la faire vivre, militants et sympathisants de la LCR et de LO, mais aussi sympathisants et militants ouvriers, syndicalistes, de gauche, qui ont suivi nos efforts avec bienveillance, continueront à le faire et à nous apporter leur appui. Leur soutien comme leurs critiques et leurs contributions, auxquelles nous continuerons à ouvrir nos colonnes comme nous l’avons fait jusqu’ici, sont indispensables pour que continue d’exister un organe d’extrême gauche qui à la fois défende une politique de classe intransigeante, en particulier vis-à-vis de toutes les variantes de la gauche dite réformiste, et prône sur la base de cette politique l’alliance des différents groupes et courants qui divisent cette extrême gauche.

Loin d’être la fin de Convergences révolutionnaires, ce numéro 18 marque donc simplement le début d’une nouvelle phase dans le droit fil politique de la précédente.

La Fraction de Lutte Ouvrière

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