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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 90, novembre-décembre 2013

Peugeot-Citroën Aulnay-sous-Bois : La direction met en scène la fermeture

Mis en ligne le 16 novembre 2013 Convergences Entreprises

Vendredi 25 octobre, PSA avait annoncé à grand renfort de publicité la production de la dernière voiture à Aulnay. Une centaine d’ouvriers a saisi l’occasion pour se rassembler sur le parking lors d’une conférence de presse organisée par la CGT et dénoncer les mensonges de la direction. Ils ont fait entrer les journalistes dans l’entreprise, au grand dam de la direction : elle avait raconté que c’étaient les salariés eux-mêmes qui s’opposaient à leur venue pour profiter de cette cérémonie... dans l’intimité !

La production n’a en réalité jamais vraiment repris depuis la grève de janvier dernier, sinon au rythme artisanal de quelques voitures par jour, et cette dernière C3 n’était pas fraîchement sortie de la chaîne.

La direction prétend aussi que, si elle n’a plus assez d’ouvriers sur le site pour continuer la production, c’est parce qu’une majorité d’entre eux a trouvé un reclassement. C’est faux. Nous étions 3 200 et, sur cet effectif, 680 auraient vraiment retrouvé un emploi. À l’heure actuelle, il reste encore 1 200 salariés environ sur le site et seule une minorité a des perspectives de reclassement, dans le groupe PSA ou à l’extérieur. Sur les 300 emplois prétendument réservés à la SNCF, à la RATP et chez ADP, un peu moins d’une trentaine de Citroën ont été recrutés ; les autres candidats venant d’Aulnay ont été recalés. Suite à la grève et à l’obtention des 19 700 euros de prime de départ supplémentaire, 600 ont choisi de partir dont la plupart pointent aujourd’hui à Pôle Emploi.

Face à cette situation, une minorité de salariés déterminés ne compte pas se laisser faire. Le cinéma de la direction avec sa dernière C3 vise à faire comprendre qu’Aulnay, c’est fini. Mais eux ne l’entendent pas de cette oreille et continuent à se réunir, s’informer, se mobiliser. Ceux qui sont partis en congé de reclassement ont eu la surprise de découvrir qu’ils allaient devoir attendre six mois avant d’être indemnisés par Pôle Emploi. Des manifestations devant la Direction départementale du Travail à Bobigny ont lieu régulièrement. Elles rassemblent les anciens grévistes partis de l’usine et d’autres qui y sont toujours pour revendiquer un CDI pour tous et la prime de 19 700 € pour tous ceux qui le souhaitent.

Il reste de longs mois d’attente jusqu’en mars, quand arriveront les lettres de licenciement pour ceux qui ne seront toujours pas partis. D’ici là, il peut encore se passer bien des choses.

30 octobre 2013, Pierre BECKER

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