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Accueil > Convergences révolutionnaires > Numéro 146, juillet-août 2022 > Droit à l’IVG

Droit à l’IVG

Les offensives réactionnaires sont contagieuses… mais nos luttes aussi !

Mis en ligne le 11 juillet 2022 Convergences

Partout dans le monde, le droit à l’avortement se heurte à des obstacles de plus en plus importants. C’est pourtant un aspect essentiel de la conquête par les femmes du droit à disposer de leur corps. Là où ce droit a été acquis, il est sans arrêt menacé, voire carrément supprimé, comme le montrent les récentes attaques contre l’avortement aux États-Unis et en Pologne, saluées au passage par le pape François, toujours présent lorsqu’il s’agit de revenir à des conceptions moyenâgeuses. Quant à l’Espagne, pays où l’Église catholique est très puissante, l’avortement n’y est légal que depuis 2010 et a failli être annulé en 2013 sous le gouvernement Rajoy. Le projet était resté dans les tiroirs, car le gouvernement réactionnaire du Parti populaire avait fait face à des mobilisations partout dans le pays de la part de dizaines de milliers de femmes déterminées à le faire reculer. Pourtant, toujours en Espagne, dimanche 26 juin des manifestants anti-avortement, galvanisés par le retrait de l’arrêt « Roe contre Wade » aux États-Unis, manifestaient à Madrid contre une extension de la loi sur l’avortement, qui pourrait devenir légal à partir de l’âge de seize ans sans que les jeunes filles aient à obtenir le consentement des parents.

En France, en Italie, la dite « clause de conscience »

Car même là où l’avortement reste légal, c’est l’exercice de ce droit qui pose problème. En France, les politiques d’austérité budgétaire affectent le fonctionnement des centres de planning familial, qui sont de moins en moins nombreux. Dans les hôpitaux, les IVG connaissent des difficultés qui sont à l’image de celles que rencontre tout le secteur médico-social. Sans même parler de la « clause de conscience » que peuvent invoquer les médecins pour refuser de pratiquer l’avortement. En Italie, cette clause prend d’ailleurs une ampleur telle que la grande majorité des médecins refusent encore de pratiquer des avortements. Malgré cela, dans un contexte où ce droit n’est pas (encore) frontalement remis en cause, les associations de défense des droits des femmes peinent à convaincre de l’utilité de se mobiliser.

Et les mouvements féministes victorieux

Mais, en de nombreux endroits, les femmes ne se laissent pas faire et contrecarrent ces menaces de plus en plus globales sur leurs droits, empêchant les reculs et arrachant de nouveaux droits. C’est ce qu’a illustré la victoire en Irlande, en mai 2018, des femmes qui ont réussi à imposer le droit à l’avortement, ou encore, plus récemment en 2020, la légalisation de l’avortement en Argentine, aboutissement de quarante années de luttes des femmes d’Argentine.

28 juin 2022, Martin Eraud

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Numéro 146, juillet-août 2022