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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 54, novembre-décembre 2007 > DOSSIER : Croissance, décroissance, d’un cauchemar à l’autre

DOSSIER : Croissance, décroissance, d’un cauchemar à l’autre

Les indicateurs alternatifs : déjà une dénonciation du capitalisme

Mis en ligne le 21 novembre 2007 Convergences Société

Le PIB ne mesurant pas le développement social, certains organismes ou militants ont créé de nouveaux indicateurs « alternatifs » pour prolonger le PIB ou le remplacer. En voici quelques exemples :

  • L’IDH : leur ancêtre et le plus connu, créé par le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), l’Indicateur de Développement Humain part du PIB par habitant, auquel on ajoute l’espérance de vie, pour tenir compte de l’accès à une alimentation saine, à l’eau potable, aux soins de base…, et les taux d’alphabétisation et de scolarisation. Mieux que le PIB, il reste très limité dans la prise en compte des problèmes sociaux. Néanmoins, selon un classement de 2004, les États-Unis qui viennent au second rang des pays riches pour le PIB/habitant, n’arrivent qu’au huitième pour l’IDH.
  • Depuis l’IDH, toutes sortes d’autres indices du même type ont été créés : l’IPH ( Indice de pauvreté humaine ), l’ISS ( Indice de santé sociale aux États-Unis) ou encore en France, le BIP40 : Le Baromètre des Inégalités et de la Pauvreté , lesquels prennent en compte l’emploi, la précarité, la santé, les inégalités, les taux d’incarcération, etc. On reproche à ces indices d’additionner des critères hétérogènes, auxquels on attribue des notes, avec des coefficients fixés par convention. Ils sont donc à peu près aussi arbitraires que la moyenne générale sur les bulletins de notes des écoliers. Ils ont néanmoins l’avantage d’alerter sur les inégalités.
  • L’Indicateur de Progrès Véritable (IPV) : pour parer aux inconvénients du BIP 40, un nouveau type d’indicateurs alternatifs a été inventé, vraiment « quantitatif » celui-ci : il part du PIB en y ajoutant des activités non monétaires mais jugées « utiles » (travail domestique, activités bénévoles) et en retranchant des dégâts environnementaux (pollution, destruction de ressources non renouvelables) et sociaux (chômage, délits, accidents). L’évaluation monétaire de ces phénomènes qualitatifs reste cependant aléatoire, presque par définition. Bien difficile de les faire entrer dans la comptabilité capitaliste. Mais qu’importe ! Ces indicateurs ont une valeur de dénonciation et mettent le doigt sur les failles de l’économie de marché.

M.S.


En France : le BIP 40 ( Baromètre des inégalités et de la pauvreté)

Les inégalités et la pauvreté (mesurées par l’indice BIP 40), ont augmenté comme le PIB...

Évolution du PIB/habitant et du BIP 40 de 1983 à 2004). Le PIB/habitant est en milliers de dollars constants de 2000 (échelle de gauche). L’indice BIP 40 est sur l’échelle de droite.


Aux États-Unis : l’indice de santé sociale

Plus de PIB n’est pas synonyme de plus de santé sociale.

Évolution du PIB/ habitant et de l’indice de santé sociale de 1959 à 1996 (base 100 en 1959).

Source : Les nouveaux indicateurs de richesse, Jean Gadrey et Florence Jany-Catrice, Repères La découverte.

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