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Archives > Convergences Révolutionnaires > Numéro 54, novembre-décembre 2007

En défense des droits syndicaux

Mis en ligne le 21 novembre 2007 Convergences Monde

On le sait, dans bien des pays les militants ouvriers sont en butte à la répression. Dans les pays qui sont sous le joug d’une dictature féroce, comme en Iran. Mais aussi dans ceux qui sont classés parmi les démocraties, comme la Corée du Sud. Nous reproduisons ci-dessous deux appels à la solidarité des travailleurs français que nous ont fait parvenir des syndicalistes de ces deux pays.


Corée : Lafarge ne supporte pas les syndicats

Chers camarades,

Nous sommes 3 ex-salariés de Woojin Ind., entreprise sud-coréenne sous-traitante de Lafarge Corée. Depuis une cinquantaine de jours, nous sommes à Paris pour dénoncer les conditions scandaleuses de notre licenciement. Certains d’entre vous ont sans doute pu lire le récit de notre lutte à travers les médias : Le Monde, Libération, L’Humanité, AFP, etc.

Soumis à des conditions de travail inacceptables, nous avons décidé, le 7 mars 2006, de créer un syndicat affilié à Fédération coréenne de la chimie et du textile (KCTF), afin de nous défendre. En effet, notre salaire était de 3 160 wons (2,4 euros) de l’heure, le Smic coréen. Mais pour parvenir à un salaire mensuel entre 1 300 000 – 1 500 000 wons (1 000 - 1 150 €) et nourrir nos familles, nous étions obligés de faire entre 150 et 200 heures supplémentaires par mois, en plus des 240 heures de travail de base (8h/j pour 30 jours).

Woojin Ind. a été fermé fin mars 2006, suite à la formation du syndicat. Les salariés qui ont accepté de quitter le syndicat ont été repris par d’autres sous-traitants ; ceux qui ont refusé, ont été licenciés. Nous avons lutté contre ces licenciements injustes, mais Lafarge Corée n’a pas donné de réponse constructive, niant sa responsabilité. Cela dure depuis 18 mois. Nous, salariés licenciés, avons décidé de venir à Paris afin d’essayer d’obtenir justice auprès de Lafarge international.

Ainsi que le communiqué d’Attac France le dit : « Le groupe Lafarge n’en est pas à son premier mauvais coup. Ainsi l’achat d’une cimenterie chinoise dans la province de Sichuan a provoqué une grève longue de 3 000 salarié-es cet été. En 2003 après le rachat d’une autre cimenterie, il avait licencié 4 500 des 5 000 ouvriers de Chongjin. Le « leader mondial des matériaux de construction » affiche des résultats records. Pour les réaliser, l’accord signé avec les fédérations syndicales internationales a été trahi, les principes d’éthique que lui même affiche vis à vis de ses salariés comme des collectivités dans lesquelles ses usines sont implantées ne sont pas respectés. »

Hee-Jin Chae, Jong-Gil Jin, Woon-Gi Kim

Trois travailleurs coréens de la section Woojin, affiliée à la Fédération coréenne

de la Chimie et du Textile

Les travailleurs de Woojin ont déjà organisé plusieurs protestations en France en particulier devant le siège du groupe Lafarge.

Pour tout contact ou information :

Chang-Yol YANG

Porte-parole des travailleurs coréens en lutte

site web : http://ouvriers.coreens.free.fr

courriel : changyolyang chez yahoo.fr

téléphone : 06 59 13 20 03


Iran : police anti-émeute et arrestations pour empêcher la mise sur pied du syndicat

Pas payés depuis trois mois, et après le licenciement de 2 000 d’entre eux suite à la vente d’une large portion des terres de la compagnie, les travailleurs de Haft Tapeh (une compagnie qui cultive et traite la canne à sucre dans la province du Khuzestan) entamèrent une grève qui dura deux semaines au mois d’octobre. Avec la sécurité de l’emploi, le paiement des salaires en retard, leur augmentation et l’arrêt des ventes des terres, l’une des principales revendications était le droit de former un syndicat indépendant.

Ce n’est qu’après un violent affrontement devant les bureaux du gouverneur de Shush (la ville proche de l’usine) avec la police anti-émeute, qui fit de nombreux blessés, que les grévistes reçurent enfin… un mois de salaire sur les trois qui leur étaient dus. La mise sur pied du syndicat se poursuivit cependant de plus belle.

Pas pour longtemps puisque quelques jours plus tard un premier représentant des travailleurs était arrêté par des policiers en civil et emmené en un lieu inconnu. Les travailleurs de l’équipe du matin arrêtèrent immédiatement le travail pour demander la libération immédiate de leur camarade… Pour toute réponse un deuxième représentant des travailleurs était convoqué dans les bureaux du « ministère de l’information » et arrêté à son tour.

Informations transmises par Iranian Workers’ Solidarity Network (Réseau de solidarité des travailleurs iraniens).

Iranian Workers’ Solidarity Network BM IWSN

London WC1N 3XX.

courriel : iranwsn chez fastmail.fm

site web : http://www.iwsn.org/

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